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L'Institut du cerveau veut attirer les meilleurs chercheurs

 

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L'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), inauguré vendredi à Paris dans l'enceinte de l'Hôpital de la Pitié-Salpetrière, veut attirer des chercheurs de haut niveau dans un bâtiment ultra-moderne, bénéficiant d'équipements de pointe.

 

Le président de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), le professeur Gérard Saillant, s'exprime le 24 septembre 2010 à Paris, lors de l'inauguration de l'ICM

Source photo : Martin Bureau [AFP]


Images de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière et déclarations. Durée: 01:35

Source photo : AFP


Vingt-deux mille mètres carrés au total, dont 12.000 m2 de laboratoires, 600 médecins et chercheurs, 150 techniciens et administratifs, le tout installé dans un groupe hospitalier où passent chaque année quelque 100.000 patients neurologiques. "C'est un pari qui va réussir", disent les scientifiques qui portent le projet, les professeurs Gérard Saillant, Yves Agid et Olivier Lyon-Caen.

"Ce qui est tout à fait unique, c'est d'avoir cet espace en plein milieu d'un hôpital", souligne devant la presse Gérard Saillant, professeur de chirurgie orthopédique et traumatologique et président de l'ICM. Les malades pourront être accueillis, pour une journée ou une semaine, dans un des 14 lits de l'Institut. Une opération "gagnant gagnant" pour les chercheurs et les malades, selon le Pr Agid.

Les maladies concernées sont nombreuses : Alzheimer, Parkinson, accidents vasculaires cérébraux, épilepsie, sclérose en plaques, troubles obsessionnels compulsifs, dépressions, sans omettre les conséquences des traumatismes violents, tels que paraplégie ou tétraplégie. Souvent chroniques, elles constituent "un enjeu essentiel", et représentent des "dépenses considérables", relève le Pr Lyon-Caen.

Nous voulons, dit le Pr Saillant, "que le parcours de la molécule au médicament soit le plus court possible". D'où ce statut de Fondation privée reconnue d'utilité publique, comme par exemple l'Institut Pasteur ou l'Institut Curie. Ce qui devrait, selon ses fondateurs, insuffler à la recherche plus de souplesse et de réactivité et faire souffler l'esprit "entrepreunarial" grâce au soutien de fonds privés.

"La recherche privée et publique se rencontrent et se renforcent", résume Jean Glavany, ancien ministre socialiste.

Nombre de bonnes fées se sont penchées sur le berceau de l'Institut, qui ouvrira à la mi-novembre. Au premier chef les pouvoirs publics, puisque l'Assistance publique a donné le terrain, la région Ile-de-France a mis des fonds importants, des ministères, la ville de Paris ont aussi participé aux financements. Ils continueront aussi à payer les salaires des chercheurs de l'Inserm, du Centre national de la recherche scientifique ou de l'Université.

Les dotations du secteur privé sont fédérées par Lindsay Owen-Jones, président de L'Oréal, et David de Rothschild. Ils ont récupéré à ce jour quelque 30 millions d'euros et 10 millions d'euros d'engagements. Le monde du sport fait partie des donateurs, notamment la Fédération internationale de l'automobile et le pilote Michael Schumacher.

Pour l'appel aux dons, Luc Besson a produit un petit film où joue Jean Reno. On le voit se lever, se brosser les dents, déjeuner, lire le journal, traverser la rue, se coucher, avec le commentaire dit par Richard Berry : "C'est un film où Jean Reno ne fait rien d'extraordinaire, sauf pour les milliers de malades du cerveau et de la moelle épinière".

AFPSource AFP
modifié le 27/09/2010