L'ouverture du don d'ovocytes aux femmes sans enfants "intéressante"
La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, juge "intéressante" l'ouverture du don d'ovocytes aux femmes n'ayant pas eu elles-mêmes d'enfants, introduite par la commission spéciale de bioéthique.

Source photo : Anne-Christine Poujoulat [AFP/Archives]
"Cette mesure permet à la fois de pallier la pénurie d'ovocytes et de lutter contre la marchandisation des corps et le trop grand nombre d'embryons surnuméraires", déclare Mme Berra dans un entretien au Quotidien du médecin à paraître mardi, jour de l'ouverture du débat sur la bioéthique à l'Assemblée nationale.
"Nous ne voulons pas que ces femmes (...) aillent vendre leurs ovocytes en Espagne", ajoute-t-elle.
Mme Berra rappelle que le gouvernement s'est opposé au transfert d'embryon post-mortem (après la mort du conjoint) et "entend revenir sur cette disposition".
"Par ailleurs, et contrairement à la commission parlementaire, je pense que nous devrions proposer de revenir à la condition des deux ans de vie commune pour autoriser les couples à recourir à l'assistance médicale à la procréation", indique-t-elle.
Sur la levée de l'anonymat des donneurs de gamètes, rejetée par la commission, Mme Berra indique que "personnellement" elle considérait "que le texte proposé (par Roselyne Bachelot, NDLR) était équilibré". Elle rappelle que le gouvernement "s'est engagé à ne pas aller à l'encontre de la position exprimée par la commission".
En ce qui concerne la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, elle indique que l'objectif "ultime" du gouvernement "est de faire que la recherche puisse se mettre en place en France".
"Par conséquent, le dispositif actuel pourrait être maintenu, c'est-à-dire une interdiction avec des dérogations", précise-t-elle.
![]() | Source AFP modifié le 08/02/2011 |













