La cataracte
Le 04/08/2010 Ã 15:29
La cataracte correspond à une opacification du cristallin qui se traduit par une baisse progressive de l'acuité visuelle. Le plus souvent, la cataracte est due au vieillissement, ce qui explique que cette affection est très fréquente à partir de 65 ans et qu'elle s'accentue avec l'âge. Le seul traitement est chirurgical.
Quelles sont les causes de la cataracte ?
L’opacification du cristallin donnant la cataracte est liée à une altération des fibres du cristallin. Les causes sont nombreuses mais le plus souvent, la cataracte est due au vieillissement. C’est ainsi qu’à partir de 65 ans, la cataracte est une affection débutante fréquente, qui s’accentue ensuite avec l’âge.
Chez l’adulte, les origines sont très diverses : traumatisme oculaire, maladie générale (diabète, affection neurologique, dermatologique…), médicament (cortisone), pathologie oculaire (forte myopie, glaucome, uvéite, décollement de la rétine, tumeur intraoculaire…).
Il existe également des cataractes de naissance, congénitales : maladie infectieuse (rubéole maternelle), maladie métabolique, trisomie 21, etc.
Et enfin, l’altération du cristallin est favorisée par de nombreux facteurs liés à l’accélération du vieillissement comme le tabagisme, les métaux lourds, l’excès de radicaux libres, les UV, les traitements de radiothérapie, etc.
Quels sont les symptômes de la cataracte ?
Avec l’altération du cristallin, la lumière passe mal, la vue devient floue, se brouille, s’obscurcit et s’amenuise. La baisse de l’acuité visuelle peut parfois s’étaler sur de nombreuses années. Une sensation de brouillard est souvent rapportée ainsi que des éblouissements, en présence de lumière vive, qui gênent fortement la conduite automobile notamment. Plus rarement, les patients présentent une sensation de vision dédoublée avec une distorsion des images. La lecture devient pénible. Quant aux couleurs vives, elles deviennent plus fades, plus jaunes. Chez l’enfant on peut constater une pupille blanche.
Quel diagnostic et quel traitement ?
C’est l’ophtalmologiste qui fera le diagnostic en réalisant un examen oculaire. Il pourra préciser la localisation exacte de la cataracte, son étendue et l’importance de la baisse de l’acuité visuelle.
Tant que cette dernière n’est pas trop importante, le port de lunettes ou de lentilles peut suffire à améliorer la vision. Des verres teintés s’imposent lorsque la lumière est intense et pour se protéger des éblouissements.
Mais dès que la vision est fortement diminuée (4/10e), seule la chirurgie permet de guérir la cataracte. L’intervention est réalisée par l’ophtalmologiste, sous anesthésie locale (collyre anesthésiant) et en ambulatoire, c’est-à-dire que le patient rentre chez lui après l’opération.
Le principe est de détruire le cristallin avant de le remplacer par un implant. La technique aujourd’hui utilisée est la « phacoémulsification » aux ultrasons : ce sont les ultrasons qui vont permettre de réduire le cristallin opacifié en morceaux, directement à l’intérieur de l’œil. Les fragments sont ensuite aspirés avant de glisser à la place un cristallin artificiel.
Chaque année, 400.000 à 500.000 opérations sont ainsi réalisées. L’intervention comporte peu de risque et les résultats sont la plupart du temps excellents.
L’œil étant fragile après l’intervention et la vision mettant 24 à 72 heures pour se stabiliser, on recommande généralement de prévoir une semaine d’arrêt de travail après l’intervention.
Durant quelques semaines, des collyres ou des pommades sont à appliquer pour réduire le risque d’infection, d’inflammation et améliorer la cicatrisation. Par ailleurs, le port de lunettes et d’un cache est conseillé.
Il faut savoir que dans la plupart des cas, des lunettes seront nécessaires pour lire, et parfois pour voir de loin. Mais les personnes qui portaient des verres très épais par exemple, peuvent généralement passer à des verres plus fins.
Parmi les rares complications citons la récidive ou cataracte secondaire, qui nécessite un second traitement. L’autre complication (1 cas sur 2.000) est le risque d’infection. C’est pour cette raison que l’on opère très rarement les deux yeux en même temps. On attend généralement 2 semaines à quelques mois entre les deux interventions.
La prévention de la cataracte
Il est possible de prévenir et de ralentir l’évolution de la cataracte par des moyens naturels :
· Protéger ses yeux des UV du soleil.
· Prévenir les traumatismes en portant des lunettes de protection au travail et dans les loisirs.
· Ne pas fumer.
· Contrôler son diabète (glycémie, cholestérol et tension artérielle).
· Adopter une alimentation riche en antioxydants : vitamine C, vitamine E notamment en augmentant la part des fruits et légumes, voire en prenant une supplémentation en antioxydants…

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Alternative Santé, Hors série n°38, septembre 2008 ; Larousse médical.












