La dépression durant la grossesse : à dépister !
La dépression post-partum, également appelé baby blues, est aujourd'hui bien connue et c'est une bonne chose. Les femmes savent pourquoi elles ont tendance à se sentir triste durant cette période, théoriquement de grand bonheur (c'est hormonal).
Par ailleurs, elles savent que si cet état perdure dans le temps, ce n’est pas normal, il peut alors s’agir d’une vraie dépression nécessitant une consultation. Mais saviez-vous que la dépression est aussi une des complications les plus fréquentes pendant la grossesse ? 13% des femmes enceintes sont concernées. Pourtant, très rares sont celles qui consultent, en grande partie à cause de l’image socioculturelle de la maternité. La grossesse n’est-elle pas censée être une période d’épanouissement ? Résultat, les femmes enceintes culpabilisent, se dévalorisent et au final, ne demandent pas d’aide. C’est une erreur et les répercussions possibles sont délétères à la fois pour la future mère, le fœtus et la famille.
Réalisant l’ampleur et les conséquences de la dépression durant la grossesse, des chercheurs ont essayé de déterminer les facteurs favorisant la survenue de cet état. Les trois facteurs les plus importants sont les suivants : le stress, la violence domestique et l’absence de soutien social. Parmi les autres facteurs identifiés : l’anxiété maternelle, les antécédents de dépression, la grossesse non désirée, de faibles revenus, un tabagisme, le célibat, les relations intimes de mauvaise qualité…

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Lancaster C.A. et coll., Am. J. Obstet. Gynecol., 202 (1) : 5 - 14, 2010.Source image : Fotolia












