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La météo signalerait des épidémies de choléra des mois à l'avance

 

Ma santé

 

Une augmentation des précipitations et des températures pourraient signaler des épidémies de choléra plusieurs mois avant qu'elles n'éclatent, selon des travaux publiés mardi.

 

Un garçonnet devant de l'eau stagnante à Saint Domingue où des cas de choléra ont été détecté, le 17 mai 2011

Source photo : Erika Santelices [AFP/Archives]


Après avoir analysé des épidémies de choléra et des données environnementales dans des régions de Zanzibar en Tanzanie où l'infection est endémique, des chercheurs de l'International Vaccine Institute (IVI) à Séoul en Corée du Sud, ont découvert qu'un accroissement d'à peine un degré de la température moyenne minimale mensuelle était une indication que le nombre de cas de choléra allait probablement doubler dans les quatre mois.

Une augmentation de 200 millimètres des précipitations mensuelles signale également une progression certes un peu moins élevée mais encore importante du nombre des cas de choléra dans les huit semaines.

"Notre recherche est une validation de la notion selon laquelle l'accroissement des précipitations ou des températures est souvent un précurseur des épidémies de choléra dans des zones vulnérables", souligne Rita Reyburn, chercheuse à l'IVI et principal auteur de l'étude.

"Nous sommes très près de développer un système de prévision fiable qui surveillerait l'évolution des températures et des précipitations. Cela permettrait de mettre en place des mesures préventives comme la mobilisation d'équipes sanitaires ou le lancement de campagnes de vaccination d'urgence avant que l'épidémie n'éclate", ajoute-t-elle.

En outre, la fréquence des épidémies de choléra augmente tandis que les climatologues prévoient un climat plus chaud et avec davantage de pluies au cours de prochaines décennies dans un grand nombre de régions où le choléra est endémique.

"Les épidémies de choléra se produisent de plus en plus souvent et avec plus de sévérité", observe le Dr Peter Hotez, le président de l'American Society of Tropical Medicine and Hygiene.

Pour lui ces travaux "sont un exemple d'une approche innovante qui, si elle est utilisée en conjonction avec d'autres mesures préventives, pourrait réduire de plusieurs milliers le nombre de décès".

AFPSource AFP
modifié le 02/06/2011