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La prévention du risque cardiovasculaire masquerait les dangers à long terme

 

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La prévention actuelle du risque cardiovasculaire sur cinq à dix ans telle qu'elle est pratiquée par la médecine peut masquer un danger beaucoup plus grand sur le long terme, met en garde une vaste étude publiée mercredi aux Etats-Unis.

 

Une opération du coeur

Source photo : Kambou Sia [AFP/Archives]


"L'approche actuelle de prévention des maladies cardio-vasculaires se concentre seulement sur les risques à court terme ce qui peut procurer une fausse impression de sécurité, surtout chez les personnes dans la quarantaine et la cinquantaine", souligne le Dr Jarett Berry, professeur adjoint de médecine interne à la faculté de médecine de l'Université du Texas (Sud-Ouest) à Dallas, principal auteur de cette communication.

Aborder le risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral sur l'ensemble d'une vie marque un changement important dans la manière dont les individus et leur médecin vont traiter et prévenir ces maladies, estime ce médecin dont la communication paraît dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine (NEJM) datée du 26 janvier.

"Si nous voulons réduire la fréquence des maladies cardiovasculaires, nous devons en premier lieu empêcher l'apparition de facteurs de risque", insiste le Dr Berry.

"Ce sont les facteurs de risque à 40 ans qui déterminent le risque de ces maladies à 70 ou 80 ans", explique-t-il.

En analysant les résultats d'une vaste étude ayant porté sur plus de 254.000 personnes depuis 50 ans, ces chercheurs ont découvert que les personnes d'âge moyen ayant deux facteurs de risque ou davantage --tension artérielle excessive, taux de cholestérol trop élevé, tabagisme...-- démultiplient, tout au long de leur vie, le danger de décès cardiovasculaire, d'infarctus du myocarde et d'attaque cérébrale.

Cette tendance a été constatée dans toutes les races et tous les groupes d'âge à savoir à 45, 55, 65 et 75 ans.

Les participants avec plusieurs facteurs de risque ont vu leur danger de développer une maladie cardio-vasculaires décupler.

La plupart des études faites sur l'estimation du risque cardiovasculaire se concentrent sur une période de cinq à dix ans.

Ces maladies sont plus fréquentes à un âge avancé, ainsi tout individu de moins de 50 ans est considéré à bas risque.

"Mais la plupart des adultes aux Etats-Unis qui sont considérés à court-terme comme présentant un bas risque de crise cardiaque ou d'attaque cérébrale présentent en fait un haut risque pour le restant de leur vie", indique l'étude.

Ces recherches ont aussi montré que les femmes ont au cours de leur vie un risque d'accident vasculaire cérébral plus important que les hommes mais une moindre probabilité de crise cardiaque.

AFPSource AFP
modifié le 26/01/2012