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La production des "designer drugs" s'amplifie, prévient l'ONU

 

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La production de drogues dont la structure moléculaire est modifiée pour échapper aux réglementations, les "designer drugs", a pris des proportions inquiétantes, prévient l'agence onusienne OICS dans son rapport annuel publié mercredi.

 

Vue prise le 4 octobre 2010 d'un magasin de Varsovie fermé par les autorités parce qu'il vendait des drogues modifiées pour échapper à la réglementation

Source photo : Janek Skarzynski [AFP/Archives]


L'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dont le siège est à Vienne, indique que ces "drogues de confection" sont produites plus rapidement et que leur nombre augmente.

Ces produits sont obtenus en modifiant légèrement la structure moléculaire de substances illégales, afin de générer les mêmes effets tout en échappant aux législations sur la drogue.

"En Europe, 16 nouvelles +designer drugs+ font l'objet d'une surveillance, au Japon, pas moins de 51", a précisé l'OICS.

Des instructions pour la production de ces substances sont souvent échangées sur internet, a ajouté l'agence onusienne.

"Au vu des risques pour la santé que pose la consommation des +designer drugs+, nous appelons les gouvernements à adopter des mesures nationales de contrôles pour empêcher la fabrication, le trafic et la consommation de ces substances", a déclaré le président de l'OICS, Hamid Ghodse cité dans le rapport.

L'OICS souligne également que la corruption est un des facteurs majeurs qui facilite le trafic de drogue, alors que ce dernier peut générer des profits supérieurs aux ressources d'institutions publiques.

"La lutte contre la corruption doit être une plus grande priorité", insiste l'OICS.

L'agence onusienne attire également l'attention des gouvernements sur les difficultés d'accès aux médicaments: les substances licites pour les traitements médicaux ne sont pas accessibles dans toutes les parties du monde, du fait de certaines réglementations ou d'un manque de formation.

"Plus de 80% de la population mondiale n'a pas, ou de manière insuffisante, accès aux drogues analgésiques (antidouleur)", relève l'OICS, qui ajoute que les Occidentaux consomment 90% des médicaments sur le marché.

L'OICS signale encore que l'Asie du Sud est devenue l'une des principales régions où les trafiquants se fournissent en produits chimiques pour les drogues de synthèse.

AFPSource AFP
modifié le 02/03/2011