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La sensibilité à la toxine de la maladie du charbon varie entre individus

 

Ma santé

 

La sensibilité à la toxine de la maladie du charbon est un trait génétique héréditaire qui varie de façon importante entre les individus, selon des travaux menés par des chercheurs américains publiés lundi.

 

Image, diffusée en octobre 2001 par le département américain de la Défense, de la bactérie Bacillus anthracis.

Source photo : AFP/Archives


Cette étude effectuée avec des cellules prélevées sur 234 personnes, montre que trois étaient quasiment insensibles à cette toxine tandis que chez d'autre participants, la sensibilité était des centaines de fois plus grande.

Cette découverte pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité nationale, selon ces scientifiques de l'Université de Stanford (Californie, ouest) dont le Dr Stanley N. Cohen, professeur de génétique, qui ont mené cette étude.

Les personnes qui se révèlent peu sensibles à cette toxine pourraient ainsi être plus résistantes à une infection et être plus efficaces dans les services d'urgence en temps de crise.

Le charbon, ou anthrax, est une maladie infectieuse provoquée par la bactérie Bacillus anthracis qui touche l'homme et l'animal.

Ce bacille, sous forme de spores via des aérosol (particules) contaminées, est utilisé comme arme bactériologique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Cette recherche parue en ligne dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) met en lumière le fait que la nocivité de nombreux pathogènes mortels, comme le VIH responsable du sida, ou ceux qui provoquent le paludisme, la lèpre ou l'hépatite, dépend de certains gènes de l'organisme humain et varie donc selon les individus.

"Nous savions déjà qu'une infection par les mêmes micro-organismes peut avoir des effets différents chez des personnes mais jusqu'alors il était très difficile de déterminer si cette variabilité résultait de variations génétiques ou de facteurs environnementaux", explique le Dr David Relman, professeur de microbiologie et d'immunologie à l'Université de Stanford.

"Cette étude a permis d'identifier avec succès une base génétique moléculaire à ces différences de sensibilité" à la toxine de la maladie du charbon, ajoute cet expert qui n'a pas participé à ces travaux financés par le ministère américain de la Défense.

AFPSource AFP
modifié le 08/02/2012