Accueil > Mag Santé > Nutrition > La vitamine D, pourquoi est-elle bonne pour tout ?

La vitamine D, pourquoi est-elle bonne pour tout ?

 

Nutrition

 

A la lecture des résultats des études portant sur la vitamine D, celle-ci semble ubiquitaire, et donc bonne pour tout : prévention des fractures osseuses, des infections virales, bactériennes, auto-immunes, des maladies cardiovasculaires, psychiatriques, et même contre les cancers. Comment expliquer que cette vitamine puisse être à la fois efficace dans des domaines aussi variés?

 

Une étude vient d’élucider ce mystère. C’est que la vitamine D occupe un rôle central dans l’activation de notre système de défense immunitaire.
Lorsqu’un corps étranger pénètre dans le corps humain (virus, bactérie), ou lorsqu’il est identifié comme tel (cellule cancéreuse), les macrophages entrent en action et présentent cet antigène à des cellules T, lesquelles vont se différencier en une forme spécifiquement dirigée contre cet antigène. Une fois activées, les cellules T donnent deux types de cellules immunitaires : les « killers », capables de détruire toutes les cellules porteuses de l’antigène étranger, et les cellules « mémoire », destinées à conserver une trace de l’agresseur, ce qui servira à développer rapidement une attaque contre l’antigène si celui-ci venait à se présenter ultérieurement.
Or la vitamine est indispensable à l’activation des cellules T. Sans quantité suffisante de vitamine D dans le sang, les cellules T ne réagissent pas lorsqu’elles entrent en contact avec les antigènes étrangers. 
Sachant que la réponse immunitaire intervient dans de multiples domaines (infections, maladies auto-immunes, cancers, greffes d’organe, affections inflammatoires…), on comprend l’importance primordiale de veiller à des quantités suffisantes de vitamine D pour prévenir de nombreuses maladies.
En conclusion, la vitamine D peut être considérée comme un des médicaments les plus importants qui soit !

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Von Essen M.R. et coll., Nature Immunology, 11 (4) : 344-9, 2010.Source image : Fotolia