Lancement d'une enquête sur l'activité physique après le cancer du sein
"Bougez contre le cancer du sein": une enquête épidémiologique, lancée mardi, veut établir si les femmes ayant souffert d'un cancer du sein se livrent à des activités physiques, même modérées, et éventuellement ce qui les en empêche.

Source photo : Mychèle Daniau [AFP/Archives]
Cette enquête, pilotée par la Mutualité française --qui fédère la quasi-totalité des mutuelles de santé en France-- et l'Association francophone de l'après cancer du sein (Afacs), durera jusqu'en mars 2011.
"Aujourd'hui, il existe peu de données françaises sur ce sujet", soulignent les deux organismes, bien que l'activité physique après ce cancer "diminue la fatigue, l'anxiété, le syndrome dépressif", selon une étude publiée en 2008.
Selon d'autres études, elle peut également réduire significativement le risque de récidive et la mortalité, notamment parce qu'elle agit sur des facteurs de risque comme la sédentarité ou le surpoids.
Les deux organismes proposent aux femmes ayant eu un cancer du sein de remplir un questionnaire anonyme portant sur leur mode de vie, le temps qu'elles consacrent à l'activité physique et ce qui les limite.
Un deuxième volet de l'enquête s'adresse aux généralistes, gynécologues et oncologues. Eux aussi doivent remplir un questionnaire sur leur pratique sportive et les conseils qu'ils donnent dans ce domaine à leurs patientes après un cancer du sein.
Les questionnaires sont en ligne sur le site www.bougezcontrelecancerdusein.fr. On peut aussi les demander au 3935 (prix d'un appel local). Pour mener à bien cette enquête, "un maximum de femmes doit y participer", soulignent ses initiateurs.
La proportion de cancers du sein liés à la sédentarité a été évaluée à 11% en 2002 par l'Agence internationale de recherche sur le cancer, et à 15,7% en 2008 chez les femmes en postménopause, selon une étude publiée par l'American Journal of Epidemiology.
Le cancer du sein représente en France 36,7% des nouveaux cas de cancers féminins. 85% de rémissions complètes sont constatées après 5 ans.
Après publication des résultats de l'enquête, fin 2011, la Mutualité française pourrait aider ses adhérentes à reprendre une activité physique après un cancer du sein. Pour être efficace, il n'est pas nécessaire qu'elle soit intense, mais elle doit être régulière et durer toute la vie.
![]() | Source AFP modifié le 15/09/2010 |













