Le remplacement du bisphénol A par une seule substance n'est pas possible
La substitution du bisphénol A, utilisé pour la fabrication de très nombreux plastiques, par une seule substance n'est pas envisageable pour le moment, a affirmé jeudi l'Union des industries chimiques (UIC), qui demande des études complémentaires sur ses effets chez l'homme.

Source photo : MYCHELE DANIAU [AFP/Archives]
L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a jugé mardi nécessaire de remplacer "sans tarder" le bisphénol A (BPA), en priorité dans les matériaux au contact des aliments, à cause d'effets sanitaires, "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, et ce même à de faibles niveaux d'exposition".
"La substitution du BPA n'est pas une démarche simple dans la mesure où son remplacement par une seule substance n'est techniquement pas envisageable aujourd'hui, en particulier dans les résines au contact des aliments", explique l'UIC, dans un communiqué.
En outre, l'organisation professionnelle affirme ne pas pouvoir "accepter le principe de remplacement d'une substance bien évaluée par une substance moins bien évaluée du point de vue de ses impacts sanitaires et environnementaux".
"Face à des préoccupations scientifiques majeures, l'UIC demande aux pouvoirs publics de prendre en compte les incertitudes de l'évaluation et l'absence de substituts immédiatement disponibles pour certaines applications", poursuit le communiqué.
Les industriels de la chimie demandent donc que "les effets à très faible concentration chez l'homme soient confirmées par des études scientifiques complémentaires et fassent l'objet d'un partage de vues au niveau européen".
![]() | Source AFP modifié le 01/10/2011 |













