Les Etats-Unis veulent encore conserver le virus de la variole
Les Etats Unis se sont dits mardi favorables à la conservation d'échantillons restants du virus de la variole à des fins de recherches, estimant toujours d'actualité la menace de son utilisation comme arme biologique.

Source photo : CDC/AFP
La question du sort des derniers échantillons de ce virus qui a été éradiqué dans les années 80, a été évoquée lundi au premier jour de la 64ème Assemblée mondiale de la santé à Genève.
Un projet de résolution proposant de conserver ces échantillons à des fins de recherches pour encore 5 ans a été étudié, a expliqué la secrétaire américaine à la Santé, Kathleen Sebelius, lors d'un point de presse.
"Nous sommes inquiets du fait que le virus de la variole existe en dehors des deux laboratoires officiels (en Russie et aux Etats-Unis) et pourrait être diffusé de manière intentionnelle ou utilisé comme arme biologique", a expliqué Mme Sebelius.
"Le Programme de recherches sur la variole de l'OMS a conclu de manière définitive que des recherches additionnelles étaient nécessaires pour protéger la santé publique", si cela arrivait, a-t-elle ajouté.
La responsable américaine a précisé que les Etats-Unis étaient à même de mener ces recherches dont "les résultats seront mis à disposition de tous".
"Mais soyons bien clairs, nous sommes engagés dans une éventuelle destruction des stocks de virus", a assuré Mme Sebelius, insistant sur le fait que Washington estimait toutefois nécessaire de développer plus avant les recherches actuelles pour être en mesure de contrer une éventuelle épidémie.
Depuis les années 90, les 193 Etats membres de l'OMS réfléchissent au sort de ces échantillons existant de variole.
Plusieurs gouvernements réclament la destruction totale de ces échantillons, jugeant leur conservation risquée.
Mais Moscou et Washington veulent pouvoir continuer à faire des recherches sur ces virus, dans un contexte marqué par la crainte du bioterrorisme.
![]() | Source AFP modifié le 18/05/2011 |













