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Les femmes enceintes malades du coeur risquent 100 fois plus de mourir

 

Enfants et Adolescents

 

Les femmes enceintes pour la première fois et malades du coeur ont un taux de mortalité 100 fois supérieur à la normale et un taux élevé de césariennes, un cas de figure qui devient plus fréquent, la première grossesse intervenant plus tardivement.

 

Des chirurgiens effectuent une opération à coeur ouvert, le 17 décembre 2007 à l'hôpital Georges Pompidou de Paris.

Source photo : Martin Bureau [AFP/Archives]


Devant le Congrès européen de cardiologie (jusqu’à mercredi à Villepinte, Seine-saint-Denis, près de Paris), le Pr Michel Komajda, président de la Société Européenne de Cardiologie (ESC), a présenté mardi le premier registre au monde consacré à la grossesse et aux maladies cardiovasculaires, dont les données ont commencé à être rassemblées en 2008.

"Les maladies cardiovasculaires préexistantes chez les femmes enceintes sont devenues la première cause de mortalité durant la grossesse en Europe", a-t-il souligné.

Plus âgées au moment de leur première grossesse, les femmes souffrent plus souvent aussi de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d’hypertension et de surpoids.

Le professeur Jolien Roos-Hesselink, du centre médical Erasmus de Rotterdam, coprésidente du registre, a précisé que, parmi les 1.300 femmes étudiées, de 28 pays, environ 60% (869) souffraient d'une maladie cardiaque congénitale, les autres souffrant principalement de valvulopathie (333), de cardiomyopathie (79) ou de cardiopathie ischémique (24).

Pendant leur grossesse, 338 de ces femmes (26%) ont été hospitalisées, dont 203 pour un problème cardiaque. 13 sont mortes (1%), soit 100 fois plus que dans la population normale des femmes enceintes (1 sur 10.000). Le taux de mort foetale a été de 4,5%, soit 10 fois plus que la normale. Dans environ 40% des cas, l’accouchement s’est déroulé par césarienne.

Il s'agit de données intermédiaires, selon le Pr Roos-Hesselink, et il faudra obtenir des données plus larges pour "déterminer les zones de danger pour la mère et l'enfant et les meilleures possibilités de traitement".

AFPSource AFP
modifié le 01/09/2011