Les Français connaissent mal la loi sur le don d'organes
Les dons d'organes, de sang et de moelle osseuse permettent chaque année de sauver des milliers de vie, mais les Français connaissent mal la loi sur cette pratique, selon une enquête publiée avant la 11e journée nationale de réflexion sur le don d'organes mercredi.

Source photo : Jaafar Ashtiyeh [AFP/Archives]
Seuls 13% des Français connaissent la loi qui régit le don d'organe (coeur, foie, reins..) post mortem, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour la Fondation Greffe de vie (www.greffedevie.fr) du 2 au 4 février auprès de 1.019 personnes de plus de 18 ans.
87% des personnes interrogées pensent qu'il suffit d'avoir donné son accord. Or, il existe un "registre du refus", mais pas de registre du "oui" pour enregistrer son feu vert aux dons d'organes.
Aujourd'hui, le taux d'opposition aux prélèvements atteint 33,7%. Il a augmenté de 20,3% en l'espace de trois ans, déplore la Fondation.
Il est donc préférable de faire connaître son avis pour le don auprès des siens afin qu'ils ne refusent pas un prélèvement d'organes sous le coup de l'émotion. Car les médecins les interrogent, même si la loi prévoit que le prélèvement peut être pratiqué dès lors que la personne n'a pas fait connaître son refus de son vivant, rappelle la fondation.
Faire savoir si l'on est ou non donneur après sa mort: c'est le sens du message de la campagne télévisée de l'Agence de la biomédecine (www.dondorganes.fr) relayée sur le web, avec notamment des vidéos (www.youtube.com/user/DonOrganeBiomedecine).
Un site VosQuestionsSurlaGreffe.fr permet aussi au public d'échanger avec des patients greffés et des médecins jusqu'au 29 juin.
Pour leur part, les associations Laurette Fugain (www.laurettefugain.org) et Grégory Lemarchal (www.association-gregorylemarchal.org) ont édité, avec la Fondation Greffe de Vie, un mini-guide pratique qui fournit des informations sur les différentes formes de dons (sang, plasma, plaquettes, moelle osseuse ou organes). Disponible auprès des généralistes, ce guide est téléchargeable sur le web (www.18ans-jedonne.com notamment)
Depuis 2000, les activités de prélèvement et de greffe d’organes en France ont progressé de presque 50%. Mais les besoins ne cessent de croître et le nombre de greffes réalisées ne suffit pas à les couvrir.
En 2009, 437 patients en liste d'attente sont décédés faute de greffes.
En 2010, 4.708 greffes d'organes ont pu être réalisées alors que le nombre de malades inscrits en liste d'attente atteignait 15.613 (environ un millier de plus qu'en 2009).
92,5% des greffes ont été réalisées grâce à des donneurs décédés et 300 grâce à des donneurs vivants (283 greffes de rein et 17 greffes de foie).
La greffe rénale est la plus courante (2.892 en 2010). Le foie est le deuxième organe le plus greffé (1.092 en 2010), très loin devant le coeur (356 pour le coeur seul).
Quelque 2.000 personnes atteintes de maladies graves du sang, comme les leucémies, les lymphomes, mais aussi d'autres formes de pathologies sanguines moins bien connues, ont besoin d'être soignées à l'aide d'une greffe de moelle osseuse, grâce à un don que l'on peut faire de son vivant.
Pour mieux faire connaître la loi, la Fondation organise jusqu'au 17 octobre, via son site, un concours ouvert aux 18/30 ans pour concevoir une vidéo d'une minute délivrant un message simple et compréhensible de tous.
![]() | Source AFP modifié le 22/06/2011 |













