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Les hygiénistes hospitaliers face à la question du développement durable

 

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Les professionnels de l'hygiène hospitalière ont évoqué lors de leur congrès, de mercredi à vendredi à Bordeaux, quelques pistes pour concilier la nécessaire conversion au développement durable des hôpitaux avec la préservation d'une qualité de soins maximale.

 

une infirmière enfile des gants après s'être lavé les mains, le 24 décembre 2003 à l'hôpital Henri Mondor à Créteil

Source photo : Francois Guillot [AFP/Archives]


L'usage unique des instruments médicaux, qui génère beaucoup de déchets, ou la question des économies d'eau sont les pistes principales évoquées par la Société française d'hygiène hospitalière (SFHH), organisme chargé d'émettre des recommandations à l'attention des autorités sanitaires.

"On utilise, en médecine et en chirurgie, beaucoup d'instruments, comme les cathéters (tuyau en plastique relié à une perfusion), dits à usage unique, le plus souvent en plastique et donc issus du pétrole", rappelle Joseph Hajjar, président de la SFHH, soulignant que 25 millions de cathéters sont utilisés chaque année dans les établissements de santé français.

"L'usage unique a permis d'atteindre un niveau de sécurité très élevé. On ne peut probablement pas revenir en arrière, mais on peut peut-être réfléchir sur l'étendue du volume utilisé (...) et probablement aussi sur les localisations d'utilisation" avec, pour certains cas à définir, la possibilité de réutiliser ces instruments, souligne-t-il.

Les économies d'eau sont également une piste de travail majeure pour les hygiénistes, alors que la consommation d'un patient représente "1.000 litres d'eau par jour d'hospitalisation" contre "environ 150 l par jour pour un particulier", rapporte M. Hajjar.

Philippe Hartemann, responsable de la commission développement durable de la SFHH, évoque notamment l'exemple suédois où "la politique des prescriptions médicamenteuses a été orientée vers les médicaments impactants sur l'environnement" et permis d'obtenir de "magnifiques résultats".

La SFHH rappelle que la version 2010 de la certification des établissements santé impose aux cliniques et hôpitaux de présenter un état des lieux environnemental et proposer des pistes de réflexion.

AFPSource AFP
modifié le 05/06/2010