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Accueil > Mag Santé > Ma santé > Les oméga-3, du cœur au cerveau
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Les oméga-3 sont bien connus pour leurs effets préventifs sur le système cardiovasculaire. Qu'en est-il sur le cerveau ? Quels sont les bénéfices que l'on peut en attendre ? Les preuves s'accumulent concernant la dépression, les démences et les troubles du comportement…
Le dossier clinique des oméga-3 en prévention des maladies cardiovasculaires est aujourd'hui bien documenté. Les effets des oméga-3 sur le système cardiovasculaire ne font plus de doute et c'est pourquoi il est désormais recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine, voire de prendre une supplémentation en cas de risques cardiovasculaires. Bien entendu, la supplémentation peut également s'adresser à ceux qui n'aiment pas le poisson ou qui n'arrivent pas à en manger au moins deux fois par semaine, quelles que soient leurs raisons.
Oméga-3 et cerveau : les données s'accumulent
Les bénéfices des oméga-3 ne s'arrêtent pas là, loin s'en faut. Ils interviennent par exemple dans la prévention de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie de la rétine très fréquente et de plus en plus connue du grand public.
Ils jouent également un rôle très important dans le cerveau. Il faut dire que les oméga-3 participent au développement du cerveau et font partie des composants de la membrane même de nos neurones.
Le Pr David Servan-Schreiber, lors d'une conférence de presse organisée par SwissLife Prévoyance et Santé le 12 juin 2007, a listé l'état des connaissances dans ce domaine précis.
Lorsque l'on met des neurones en culture dans un milieu contenant du bêta-amiloïde, substance dont les dépôts sont responsables de la maladie d'Alzheimer, ils s'atrophient rapidement. En revanche, si l'on ajoute des oméga-3, ils se maintiennent en bon état. Cette expérience montre bien l'effet protecteur des oméga-3 sur les neurones, éléments de base de notre cerveau. Chez l'homme, des études observationnelles sont maintenant disponibles qui documentent l'effet positif des oméga-3 sur le cerveau.
Prévention de la maladie d'Alzheimer
Par exemple, si l'on considère les personnes qui mangent le plus de poisson, on s'aperçoit que ce sont elles qui présentent le moins de risque de développer une maladie d'Alzheimer. Cette observation est confirmée par la mesure du taux sérique d'oméga-3 : les personnes les moins exposées à la maladie d'Alzheimer ont les taux sanguins en oméga-3 les plus importants.
Prévention de la dépression
De la même façon, les plus grands consommateurs de poisson sont davantage protégés contre la dépression et les femmes enceintes qui mangent le plus de poisson sont les moins sujettes à la dépression du post-partum (ou baby blues). Et enfin, chez les personnes qui souffrent de troubles bipolaires (autrefois dénommés troubles maniaco-dépressifs et caractérisés par une alternance d'hyperactivité et d'abattement), une supplémentation en oméga-3 est plus efficace qu'un placebo (huile d'olive).
Prévention des troubles du comportement
Reste les troubles du comportement chez les enfants, qui ont très fortement progressé depuis une dizaine d'années. On accuse les films violents, les jeux vidéo et autres facteurs susceptibles de favoriser les comportements agressifs ou de retrait, mais une des réponses pourrait tout simplement se trouver dans notre assiette. En effet, l'appauvrissement de notre alimentation en oméga-3 exerce un effet négatif sur notre cœur, mais également sur notre cerveau et donc sur nos comportements.
On constate ainsi une relation positive entre le QI des enfants et la consommation en poisson des femmes pendant leur grossesse : plus les femmes enceintes ont mangé de poisson, plus leur enfant présente un QI élevé.
Deux autres études, l'une publiée en 2005, l'autre cette année, montrent que la prise d'oméga-3 permet d'améliorer de façon très nette les troubles du comportement, qu'il s'agisse d'inattention, d'impulsivité, d'hyperactivité, d'anxiété, d'oppression, d'instabilité émotionnelle.
Et la supplémentation en oméga-3 s'est même traduite par une amélioration des résultats scolaires.
En conclusion, nous devrions tous, petits et grands, veiller à avoir des apports suffisants en oméga-3. La meilleure façon est de manger du poisson au minimum deux fois par semaine et si nécessaire, pourquoi ne pas recourir à une supplémentation. Parlez-en à votre médecin.

Auteur : Isabelle Eustache
Sources : Conférence de presse SwissLife Prévoyance et Santé, 12 juin 2007.
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