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Les petits dormeurs ont un risque accru de diabète

 

Ma santé

 

Manquer de sommeil n?est pas bon pour la santé. Des études ont déjà démontré que les personnes qui ne dorment pas suffisamment ont un risque accru de développer un surpoids. Aujourd'hui, c?est au tour du diabète de type 2, maladie très fréquente, dont le risque est augmenté par des nuits trop courtes?

 

En réalité, le manque de sommeil a des répercussions beaucoup plus étendues, sur toutes les fonctions de l’organisme. Il faut dire que notre système circadien, ou cycle veille-sommeil, influe sur la régulation de notre température corporelle, le système cardiovasculaire (fréquence cardiaque, pression artérielle), la sécrétion hormonale (système endocrinien), l’activité rénale, digestive, hépatique, pancréatique, etc.

En jouant sur notre système hormonal, la réduction du temps de sommeil augmente la sensation de faim et l’apport calorique, favorisant la prise de poids. Mais on observe également une intolérance au glucose (se traduisant par une mauvaise gestion du taux de sucre dans le sang), à l’origine du diabète de type 2. Ce phénomène a été démontré chez des souris placées expérimentalement dans une situation de privation de sommeil. Il suffit de 14 nuits à 5 heures de sommeil versus 9 heures de sommeil, pour observer une réduction de la tolérance au glucose. Parallèlement, le désir de manger a augmenté avec pour résultat une prise de poids. Or le surpoids est un important facteur de risque de développer un diabète de type 2.

Chez l’homme cette fois-ci, on constate une majoration du poids, de l’indice de masse corporelle et du taux de masse grasse chez les petits dormeurs de 5-6 heures par nuit.

Ces données sont importantes à considérer dans la mesure où l’on assiste actuellement à une véritable épidémie du surpoids et de l’obésité, doublée d’une épidémie de diabète de type 2, et ce, dans un contexte où la durée du sommeil n’a fait que baisser au fil des ans : « en 40 ans, la durée de sommeil a été réduite de 1-2 heures ». Aujourd’hui, « 37 % des jeunes adultes dorment moins de 7 heures par nuit contre 16 % en 1960 aux États-Unis ».

Le mieux est de rétablir une durée de sommeil suffisante. Ensuite, les petits dormeurs ont intérêt à surveiller leur glycémie. Pas question de laisser un diabète progresser, en raison des complications auxquelles cette maladie expose. 

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Egora.fr, 25 mars 2011. Source image : fotolia.com