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Les politiques aussi manquent d'air !

 

Ma santé

 

Afin d'alerter l'opinion publique et plus efficacement les politiques, les enquêteurs de UFC-Que Choisir ont eu l'idée d'analyser la qualité de l'air présente dans les bureaux et les logements d'une trentaine de députés, sénateurs et secrétaires d'État.

 

Les résultats sont plutôt inquiétants puisqu’aucun des lieux testés n’a présenté une qualité de l’air jugée satisfaisante. Elle s’est même révélée très mauvaise pour 9 des lieux analysés, mauvaise pour 20 d’entre eux et tout juste moyenne pour les 7 restants.

Des taux très élevés de benzène ont été détectés, allant parfois jusqu’à 4 fois le seuil fixé par la réglementation. Concernant le formaldéhyde, la valeur maximale recommandée est dépassée dans 78% des logements ! Comment en arrive-t-on à un tel niveau de pollution dans de tels lieux, précisément là où nous passons plus de 85% de notre temps ? Selon les experts d’UFC Que Choisir « si les comportements individuels (manque d’aération des logements, tabagie) peuvent, pour partie, contribuer à de forts niveaux d’exposition, ce sont avant tout les produits de consommation qui sont à l’origine de ce cocktail chimique. »

Le cadre réglementaire est « lacunaire ». Il autorise trop de substances dangereuses dans de nombreux produits de consommation, des logements mal ventilés et construits avec des matériaux polluants. Quant aux consommateurs, ils manquent clairement d’informations sur les risques induits par certains produits ou certaines pratiques. UFC Que Choisir en appelle aux politiques, notamment à ceux qui ont participé à cette enquête, pour l’adoption d’une « grande Loi de lutte contre la pollution de l’air intérieur ».

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Communiqué de presse de l\'UFC-Que Choisir du 24 août 2010.Source image : Fotolia.com