Les thérapies ciblées au coeur d'Eurocancer la semaine prochaine à Paris
Les thérapies ciblées seront au coeur du 23e congrès Eurocancer, qui réunira du 22 au 24 juin à Paris 3.500 chercheurs, oncologues, spécialistes de différentes pathologies et des paramédicaux tels que kinésithérapeutes ou infirmiers.

Source photo : Stephane de Sakutin [AFP/Archives]
Plusieurs séances s'intéresseront aux biomarqueurs du cancer, qui permettent d'établir le profil génétique de la tumeur et donc de fournir une meilleure compréhension des cibles potentielles et une meilleure efficacité.
Ces marqueurs biologiques permettent de "prédire la réponse individuelle au traitement", a expliqué devant la presse le Dr Patricia de Cremoux (Institut Curie à Paris). Pour une même pathologie, "il y a des patients répondeurs, des non répondeurs, ou des répondeurs avec une réaction toxique", a-t-elle précisé.
Elle a insisté sur l'"énorme évolution" intervenue depuis une dizaine d'années.
On parlera aussi des tout petits cancers du sein où la tumeur mesure moins d'un centimètre. En France, depuis que le dépistage par mammographie se généralise -il est organisé et gratuit à partir de 50 ans-, elle est plus souvent décelée et la survie à 5 ans est de 83,1%, soit le 4ème rang en Europe.
Selon une étude conduite aux Etats-Unis, la probabilité de décès à 10 ans est de 4% pour ces petites tumeurs, moins fréquemment métastasées.
Des spécialistes évoqueront aussi les cancers du poumon non à petites cellules, dont les résultats se sont améliorés avec des "longs survivants" à 3, voire à 5 ans. "C'est une mosaïque de maladies rares, chacune ayant une mutation oncogénique", a souligné le Pr Gérard Zalcman (CHU de Caen). Dans ce cas aussi, l'utilisation de biomarqueurs a permis de "tailler sur mesure des traitements", a-t-il souligné.
Les relations entre diabète et cancer seront explorées. Selon le Pr François Goldwasser (hôpital Cochin), "les tumeurs malignes prolifèrent plus vite en milieu diabétique". Pour les diabétiques atteints de cancer, il prône une approche globale du malade intégrant dans le traitement l'éducation diététique et l'incitation à faire de l'exercice.
Les jeunes oncologues, qui chaque année développent un thème grand public, parleront des médecines alternatives face au cancer et présenteront les résultats préliminaires d'une étude sur le sujet.
Enfin la Société Méditerranéenne Francophone de Cancérologie tiendra son 1er congrès en marge d'Eurocancer, sur les "cancers méditerranéens" tels que les carcinomes nasopharyngés ou les cancers du sein inflammatoires.
![]() | Source AFP modifié le 21/06/2010 |













