Les Verts veulent des salles de consommation de drogue à Paris en 2011
Les Verts parisiens souhaitent l'ouverture de salles expérimentales de consommation de drogue (injections supervisées de substances comme la cocaïne ou l'héroïne) à Paris et en Seine-Saint-Denis avant fin 2011, a déclaré mercredi Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris.

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Réactions de Véronique Dubarry, adjointe au Maire de Paris en charge du handicap, et de Pierre Chappard, co-président d'Act Up. Durée: 00:44

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Sylvain Garrel, coprésident du groupe Verts au Conseil de Paris, s'est dit quant à lui persuadé qu'un accord serait trouvé au sein de la majorité municipale, assurant que la position du maire PS Bertrand Delanoë était "beaucoup moins fermée".
Les deux élus parisiens s'exprimaient lors d'une conférence de presse en compagnie de médecins et de représentants d'associations, alors que le Conseil de Paris doit débattre de ce sujet les 18 et 19 octobre.
Cette expérimentation doit être entamée dans le "cadre d'un calendrier serré, sans trop compter sur un débat parlementaire", a dit Véronique Dubarry, qui a donné "fin 2011" comme date butoir de l'ouverture simultanée de ces salles expérimentales.
Les Verts proposent l'ouverture d'au moins trois salles sur les lieux de consommation de drogue en région parisienne: la première près des gares de l'Est et du Nord, la deuxième à la jonction des XVIIIe et XIXe arrondissements, la troisième à Saint-Denis.
Des élus locaux de droite, de gauche et centristes avaient demandé la semaine dernière que l'Etat adopte les mesures juridiques permettant l'ouverture, "au moins à titre expérimental", de salles de consommation de drogue.
"L'état actuel de la législation ne permet pas aux élus locaux d'ouvrir de tels centres", ont rappelé mercredi dans un communiqué deux élus parisiens UMP, le député et ancien ministre Jean-François Lamour et le député-maire du XVe arrondissement Philippe Goujon.
MM. Lamour et Goujon ont exprimé "leur ferme opposition à la création de salles de consommation de drogue dans la capitale", soulignant que "la priorité du gouvernement est de réduire la consommation de drogues en France et non pas de l'organiser".
Courant août, le Premier ministre François Fillon avait déjà jugé ces dispositifs "ni utiles, ni souhaitables".
![]() | Source AFP modifié le 01/10/2010 |













