Malgré une rechute de son cancer, David Servan-Schreiber confiant dans sa méthode
David Servan-Schreiber, médecin et auteur d'ouvrages à succès, atteint d'une grave rechute de son cancer, "ne voudrait pas que ce qui lui arrive jette un doute sur sa méthode", dans un entretien au Nouvel Observateur.

Source photo : Jean-Pierre Muller [AFP/Archives]
L'hebdomadaire publie des bonnes feuilles du livre testament du neuro-psychiatre "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont), à la fois une défense de son oeuvre scientifique et conversation avec la mort, selon le magazine.
Agé de 50 ans, l'auteur de "Guérir" (2003) et d'"Anticancer" (2007), où il défendait le rôle de l'alimentation dans la prévention et la lutte contre le cancer, est en effet victime d'une grave récidive d'une tumeur au cerveau, diagnostiquée en 1992.
"Je ne voudrais pas que ce qui m'arrive jette un doute sur ma méthode", affirme le médecin, ajoutant : "les gens peuvent se dire : +si même lui, il n'y arrive pas, comment est-ce que moi je peux faire ?+".
"Personnellement, je n’ai aucun doute sur le fait que les méthodes d’+Anticancer+ ont un impact majeur pour renforcer les défenses naturelles du corps contre cette maladie, ainsi que bien d’autres d’ailleurs. La science qui soutient ça est solide", assure-t-il, soulignant qu'il "survit au cancer depuis maintenant dix-neuf ans".
"Mais il faut savoir deux choses, ajoute David Servan-Schreiber. La première, c’est que je n’ai jamais promis de traitement miracle. Il n’y pas de traitement miracle contre le cancer, qui est une maladie très difficile".
"La deuxième, poursuit-il, c’est qu’il ne faut surtout pas arrêter les traitements conventionnels : ils ne sont pas efficaces à 100%, mais ils sont essentiels, car ils réduisent la progression de la maladie, voire la font reculer, parfois très nettement".
"Je dis qu’il faut s’accrocher jusqu’au bout parce qu’il y a des traitements qui ralentissent le processus du cancer", insiste le médecin.
Pour éviter le cancer, le médecin "pense aujourd'hui qu'il faut commencer par maîtriser les sources incessantes de stress". "J'ai vraiment cru que manger comme il fallait (...) m'autorisait à être moins vigilant sur le stress de ma vie", dit-il.
Depuis un an, écrit l'hebdomadaire, David Servan-Schreiber tente le tout pour le tout: un vaccin expérimental sur mesure, fabriqué à partir de ses globules blancs, traitement antiangiogénique pour assécher les vaisseaux sanguins qui alimentent les tumeurs, chimiothérapie...
En juin 2010, il a fait une rechute et "en février, des zones de prolifération cancéreuse, inopérables, ont fait leur apparition dans son lobe frontal. Depuis, la partie gauche de son corps est paralysée. Son oeil, son bras, sa jambe sont touchés, jusqu’à ses cordes vocales", selon le magazine.
![]() | Source AFP modifié le 16/06/2011 |













