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Manifestation de psychologues à Paris et en province

 

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Plusieurs centaines de psychologues de la fonction publique hospitalière ont manifesté vendredi après-midi à Paris devant le ministère de la Santé, tandis que des rassemblements ont eu lieu en province devant des Agences régionales de Santé.

 

Plusieurs centaines de psychologues et psychiatres manifestent, le 28 janvier 2011 devant le ministère de la Santé à Paris

Source photo : Miguel Medina [AFP]


Plusieurs centaines de psychologues et psychiatres manifestent, le 28 janvier 2011 devant le ministère de la Santé à Paris

Source photo : Anne-Claire Mackenzie [AFP]


Peu habituée à descendre dans la rue, cette profession, qui était en grève vendredi, estime que l'on réduit la place des soins psychologiques dans le cadre plus global des économies réalisées dans les hôpitaux publics.

"On assiste petit à petit à une casse de notre métier", a déclaré à l'AFP Marie-Christine d'Hérouville, membre du Collectif des psychologues et de la CGT.

Contactés par l'AFP, les services du ministère de la Santé n'avaient pas fait de commentaire en fin d'après-midi.

Ces psychologues contestent notamment devant le Conseil d'Etat une partie d'un décret récent sur l'usage du titre de psychothérapeute.

Ce décret ne reconnaît pas la formation en psychopathologie des psychologues et leur demande "de refaire des études qu'ils ont déjà faites et qui ont déjà été certifiées par l'université", selon Marie-Christine d'Hérouville.

Les manifestants, dont plusieurs arboraient dans le dos des slogans comme "psychologues en colère" ou "psychologues au rabais", contestaient également un amendement retirant un passage de la loi Hôpital Patients Santé Territoires de juillet 2009. Le passage retiré stipulait qu'on devait, dans les soins, tenir compte de "la dimension psychologique des patients".

Autre point contesté: une circulaire permettant aux directeurs d'hôpitaux de "supprimer", selon les manifestants, le temps de formation, information, recherche (un tiers du temps de travail) pour les psychologues contractuels, ce qui permet des suppressions de postes.

Dans une "lettre à l'usager" le Réseau national des psychologues estime que l'on veut "remplacer à terme" les psychologues par d'autres professionnels, les "psychothérapeutes", qui ne seraient formés qu'à la seule psychopathologie et non plus à la psychothérapie.

Bien que des psychologues de différentes régions étaient venus en autocar pour manifester à Paris, des rassemblements ont eu lieu devant les ARS, notamment à Lyon, Marseille, Toulouse, Nancy avec à chaque fois entre 100 et 150 personnes.

Des délégations ont été reçues par des responsables de ces autorités régionales de santé, créées par la loi HPST et responsables de la gestion de l'offre de soins dans les régions.

AFPSource AFP
modifié le 31/01/2011