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Mediator: "le gouvernement veut une transparence totale et absolue", affirme Baroin

 

Ma santé

 

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a affirmé mardi que le gouvernement voulait "une transparence totale et absolue" dans l'affaire du Mediator, pour déterminer "les failles du système".

 

Des boîtes de Mediator

Source photo : Fred Tanneau [AFP/Archives]


Le ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, François Baroin le 14 décembre 2010 à l'Asssemblée nationale, lors des questions au gouvernement

Source photo : Fred Dufour [AFP/Archives]


"C'est une affaire sanitaire grave, c'est indiscutable. Le gouvernement veut une transparence totale et absolue", a déclaré François Baroin sur RTL.

"Il faut voir dans le processus de décision, du point de départ de la fabrication de ce médicament jusqu'au point d'arrivée de la distribution et de la mise sur le marché, quelles ont été les failles du système puisqu'à l'évidence il y a eu des failles dans le système", a-t-il ajouté.

Les inspecteurs de l'Inspection générale des Affaire sociales (Igas), saisie par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, sont "des spécialistes, des gens indépendants", a souligné François Baroin.

Leur rapport est attendu à la mi-janvier.

Selon les estimations des autorités sanitaires, le Mediator, médicament normalement réservé aux diabétiques en surpoids, mais largement prescrit comme coupe-faim, aurait provoqué la mort de 1.000 à 2.000 personnes.

Pour leur part, les députés UMP Jean-Pierre Door et Arnaud Robinet se sont désolidarisés des déclarations de leur collègue Bernard Debré qui avait jugé lundi au sujet de l'affaire du Mediator qu'"ignorer, pour un politique, c'est une faute".

Les deux députés estiment dans un communiqué qu’il n’y a "pas lieu aujourd’hui d’être un procureur à charge" sur l'affaire du Mediator, qui embarrasse la classe politique à droite et à gauche.

MM. Door et Robinet estiment qu'il faut désormais attendre le rapport de l'Igas, les résultats de la mission parlementaire ainsi que l'enquête de la justice.

"Ignorer, pour un politique, c'est une faute. Un ministre doit être responsable de son administration, quelle qu'elle soit. Il doit donc être au courant. S'il n'est pas au courant, c'est qu'il y a une faille dans la transmission", avait déclaré le professeur Bernard Debré, ciblant les ministres de la Santé, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis l'alerte donnée en 1998.

Le président Nicolas Sarkozy s'exprimera mercredi sur cette affaire lors du Conseil des ministres.

AFPSource AFP
modifié le 22/12/2010