Mediator: Servier se dit "extrêmement préoccupé" par les chiffres avancés
Servier, dont le Mediator est accusé d'avoir causé environ 500 morts en France en 33 ans, s'est dit vendredi "extrêmement préoccupé" par ces chiffres, qu'il juge "très éloignés" de ceux relevés lors du suivi habituel des effets secondaires des médicaments.

Source photo : Fred Tanneau [AFP/Archives]
Parallèlement, les sénateurs du groupe CRC-SPG (communiste et Parti de gauche) ont demandé vendredi au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d'une mission d'information sénatoriale sur l'affaire.
"Le groupe de recherche Servier est extrêmement préoccupé par les chiffres annoncés par les médias et comprend l'inquiétude des patients et des médecins", déclare le laboratoire dans un communiqué.
Ces chiffres "résultent de rapprochements statistiques réalisés par la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam) et sont très éloignés de ceux relevés dans le suivi de pharmacovigilance du médicament", dit-il.
Depuis le lancement du Mediator en France en 1976 jusqu'à son interdiction il y a un an, "le suivi des événements indésirables a été permanent, sous le contrôle de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), avec la participation des centres régionaux de pharmacovigilance et de la pharmacovigilance de Servier", poursuit le groupe.
"Jusqu'au début 2009, un nombre limité de cas de troubles valvulaires cardiaques (12 cas) constaté chez des malades traités par Mediator avait été signalé et aucun décès lié à cette pathologie", ajoute-t-il.
Servier précise que le Mediator n'a jamais été disponible sur le marché américain, pour lequel il n'a jamais demandé d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Le laboratoire dit également que l'antidiabétique n'a pas été retiré du marché en Espagne ni en Italie. C'est en raison "du faible nombre de patients traités" qu'il n'a pas été demandé le renouvellement de l'AMM dans ces pays, respectivement en 2003 et 2004, affirme-t-il.
"Servier souhaite, bien sûr, apporter sa contribution à la compréhension des chiffres avancés par la CNAM et à la réflexion qui sera menée pour l'amélioration du suivi des effets secondaires des médicaments", conclut le groupe.
![]() | Source AFP modifié le 22/11/2010 |













