Médicaments: Bertrand pour une accélération de la procédure de réexamen
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a estimé mercredi que lorsque des médicaments posaient problème, comme c'est le cas pour ceux pointés par la revue Prescrire, des décisions devaient être prises "dans des délais plus rapprochés".

Source photo : Bertrand Guay [AFP/Archives]
"Quand il y a des médicaments qui posent des problèmes (...), il faut dans ces cas-là prendre des décisions, et je le pense des décisions dans des délais plus rapprochés, au niveau national comme au niveau européen", a déclaré le ministre sur Canal +.
"A partir du moment où il y a des premières indications, je pense qu'il faut renforcer et accélérer la pharmacovigilance pour bien déterminer si le problème qu'il peut y avoir sur certains patients est un problème qui peut se reproduire chez d'autres patients", a-t-il indiqué.
La revue médicale indépendante Prescrire a pointé du doigt dans son dernier numéro un vasodilatateur, le buflomédil, un anti-inflammatoire, le Nexen (molécule: nimésulide) et un anti-cancéreux, vinflunine (Javlor).
"Ces médicaments à l'heure actuelle font l'objet d'un réexamen, pas parce que la revue Prescrire le dit, parce que la procédure est engagée depuis maintenant plusieurs mois (...), mais il y a aussi d'autres médicaments qui régulièrement font l'objet d'un examen", a précisé le ministre.
Le ministre a indiqué avoir reçu en début de semaine des responsables de Prescrire "pour avoir leur regard sur ce qui s'est passé sur le Mediator et qu'ils me disent, eux, comment ils voient les choses sur le système du médicament à l'avenir".
Interrogé sur sa marge de manoeuvre face à la puissance des laboratoires, M. Bertrand a répondu : "vous verrez les décisions que je serai amené à prendre, notamment après la publication du rapport de l'Igas sur le Mediator".
"Je n'hésiterai pas une seconde à prendre les mesures les plus radicales, de façon à redonner davantage de confiance dans notre système du médicament", a-t-il ajouté.
M. Bertrand a cependant mis en garde contre un risque de confusion chez les patients, les dissuadant d'arrêter d'eux-mêmes, sans avis médical, un traitement dont ils ont besoin.
![]() | Source AFP modifié le 05/01/2011 |













