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Médicaments dérivés du plasma: LFB transère des technologies au Brésil

 

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Le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) a signé mardi avec son homologue brésilien Hemobras un accord de transfert de technologies pour la construction d'une usine de fabrication de médicaments dérivés du plasma sanguin au Brésil.

 

Un employé de laboratoire LFB spécialisé dans la fabrication d'immunoglobuline travaille dans un laboratoire le 1er avril 2010 à Lille

Source photo : Philippe Huguen [AFP/Archives]


Cet accord, signé sous l'égide de la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra, est la finalisation d'une collaboration entamée entre les deux groupes en 2007, a précisé Christian Béchon, PDG du LFB, un établissement public spécialisé dans les médicaments dérivés du plasma sanguin.

"C'est une première mondiale, personne n'avais jamais réussi à faire ce type de choses", s'est félicité M. Béchon.

Concrètement, le LFB a été missionné par Hemobras pour la conception et la validation pharmaceutique des ateliers et de l'usine du groupe brésilien, lui aussi entièrement public, qui produira 6 médicaments dérivés du plasma développés par le LFB à 60 km de Recife.

Ce contrat de collaboration porte sur un montant total de 150 millions d'euros, dont "une partie minoritaire" reviendra au LFB, a précisé M. Béchon. "C'est un très beau contrat pour l'industrie française qui représentera un apport de 120 millions d'euros pour la balance commerciale française", a-t-il fait valoir.

Hemobras sera pour sa part responsable de la construction proprement dite de l'usine et de la validation au Brésil des produits qu'elle fabriquera.

Les six médicaments qu'elle produira sous licence du LFB sont des facteurs coagulants pour différents types d'hémophilie et des anticorps humains destinés au traitement de maladies liées à des problèmes du système immunitaire, a résumé M. Béchon.

En fonction des produits, la production de cette usine brésilienne couvrira 20 à 10%% des besoins des patients du pays. L'usine devrait être achevée d'ici six ans.

"C'est un moment très important pour nous", s'est réjoui de son côté auprès de l'AFP Romulo Maciel, président d'Hemobras, se félicitant que cet accord permette d'"améliorer l'auto-suffisance du Brésil en matière de santé".

"C'est une grande fierté pour la France de générer de telles coopérations avec des pays étrangers", a pour sa part souligné auprès de l'AFP Mme Berra, se félicitant de la "reconnaissance de l'excellence du savoir-faire français" et saluant une coopération "exemplaire" dans le domaine de "l'indépendance sanitaire des pays".

AFPSource AFP
modifié le 27/07/2011