Médicaments: des firmes jouant la transparence mises à l'honneur
La revue médicale Prescrire n'a pasattribué jeudi de "Pilule d'or" dans son palmarès 2010 des médicaments, faute de progrès thérapeutique décisif, mais a en revanche mis à l'honneur sept laboratoires "responsables" qui ont joué la transparence.

Source photo : Eric Piermont [AFP/Archives]
Janssen-Cilag, Nycomed, Sanofi Pasteur MSD, CSL Behring, Galderma, GlaxoSmithKline, et Lundbeck sont mis à l'honneur.
En revanche, des "lanternes rouges" vont aux "firmes opaques", répondant peu ou pas aux demandes d'informations de la revue indépendante : "Allergan, Genévrier, Ipsen, Lilly, Meda Pharma, Menarini, Pfizer, Pierre Fabre Médicament, Roche, Sanofi Aventis, Servier".
Le palmarès de Prescrire, qui aide à faire le tri parmi les nouveautés commerciales, récompense celles représentant un progrès tangible pour les patients. Il couronne particulièrement les médicaments qui constituent "un progrès thérapeutique décisif" (Pilule d'or) ou un "progrès net" (tableau d'honneur).
Ainsi, le Glivec est inscrit au tableau d'honneur. Certes il est commercialisé depuis 2002, mais avec le recul, il est clair qu'il apporte des années de vie acceptable en plus (+ 4 ans) pour des tumeurs digestives assez rares et de mauvais pronostic, a expliqué le Dr Bruno Toussaint, directeur de la revue qui depuis l'affaire du Mediator a "dépassé les 30.000 abonnements" tandis que les demandes continuent à affluer.
Deux médicaments sont "cités au Palmarès" car ils contribuent à améliorer modestement les moyens de prise en charge des patients : le Vidaza pour une maladie grave de mauvais pronostic (syndromes myélodysplasiques) et un vaccin contre l’encéphalite japonaise destiné à certains voyageurs adultes séjournant en Asie.
En 30 ans de Palmarès, 14 médicaments, parfois réanalysés avec recul, ou proposés pour de nouvelles indications, ont apporté aux patients un progrès décisif; une soixantaine ont apporté un progrès net.
Mais depuis 2005, 20% des nouveaux médicaments (ou nouvelles indications), examinés chaque année par la revue, avaient une balance bénéfice-risque défavorable, selon Gilles Mignot de Prescrire.
Les médicaments exposant les patients à des risques injustifiés se sont accumulés sur le marché et "un grand nettoyage s’impose", selon Prescrire.
![]() | Source AFP modifié le 28/01/2011 |













