Accueil > Mag Santé > Enfants et Adolescents > Mercure : quels poissons pour les femmes enceintes ?

Mercure : quels poissons pour les femmes enceintes ?

 

Enfants et Adolescents

 

Les métaux lourds comme le mercure sont présents naturellement dans notre environnement, mais ils peuvent s?accumuler dans la chaîne alimentaire et se retrouver à des concentrations inacceptables dans certains de nos aliments.

 

Il y a problème lorsque ces aliments sont consommés en quantité car le mercure s’accumule aussi progressivement dans nos organismes, sans que l’on puisse s’en débarrasser. Ainsi, la présence de métaux toxiques dans nos aliments peut entraîner une toxicité chronique.

En pratique, le mercure s’accumule essentiellement dans les grands poissons carnivores. Ainsi, les concentrations maximales se retrouvent dans la chair des poissons prédateurs, que sont les grands thons, les requins, les marlins, les espadons, etc. Le mercure présent dans ces grands poissons est surtout toxique pour le système nerveux et particulièrement pour le système nerveux en développement, comme celui du fœtus. Autrement dit, ce sont surtout les femmes enceintes qui doivent éviter les poissons contaminés au mercure. C’est ainsi que dans certaines régions, les îles Féroé, en Arctique et aux Seychelles, où la consommation de grands poissons prédateurs est commune, les agences de santé ont recommandé aux femmes enceintes de limiter leur consommation, pour éviter une exposition prénatale au mercure.

Le défi : manger du poisson mais pas de mercure
Pour les femmes enceintes, le défi consiste à continuer de manger du poisson, tout en limitant les risques liés au mercure. En effet, le poisson est une excellente source d’oméga-3, dont le bébé ne peut se passer car ce sont des acides gras polyinsaturés qui participent à la croissance du cerveau. Il n’est donc pas question d’arrêter le poisson pendant la grossesse. La solution consiste à choisir les plus petits poissons. Ils ne sont pas carnivores et de plus, ayant une durée de vie courte, ils ne peuvent accumuler que très peu de mercure.
Enfin, dans certains cas, il peut être nécessaire de recourir à des oméga-3 sous forme de compléments alimentaires. À discuter avec le médecin !

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Le Quotidien du Médecin, 18 mars 2011.Source image : Fotolia.com