Mgr d'Ornellas encourage les banques de sang du cordon ombilical
Le traitement des maladies génétiques à partir de sang de cordon ombilical est "une bonne piste", a déclaré mercredi Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, qui a encouragé la France à développer les banques de sang du cordon.

Source photo : Didier Pallages [AFP/Archives]
Mgr d'Ornellas qui est également président du groupe de travail de l'Episcopat sur la bioéthique, commentait la naissance du "bébé-médicament" qui va permettre, grâce au sang de son cordon ombilical, de soigner sa soeur atteinte d'une maladie génétique.
Le bébé-médicament est une fausse piste, a-t-il déclaré, estimant qu'il s'agit d'une "instrumentalisation" d'un être humain. Pour lui, "chaque enfant a le droit inaliénable de naître pour lui-même, d'être aimé pour lui-même et d'être accueilli pour lui-même".
En revanche, a-t-il dit, "le soin à partir des cellules de sang de cordon est une bonne piste" et il souhaite que la France "choisisse de faire porter ses efforts sur la constitution de banques de sang du cordon afin que les greffons soient en assez grand nombre pour que nous soyons capables de porter remède aux enfants malades. C'est par cette voie que la souffrance des parents sera apaisée".
Il relève que la naissance du bébé-médicament a été annoncée à la veille de l'ouverture du débat parlementaire de révision des lois de bioéthique, lequel comporte "un enjeu d'humanité".
Avec ce débat, "il s'agit de réfléchir sur la technique et sur son utilisation" (...) "de prendre garde à la fuite en avant dans l'utilisation irréfléchie des techniques au fur et à mesure que nous les maîtrisons", a dit Mgr d'Ornellas.
L'enjeu d'humanité, a-t-il expliqué, "consiste à mesurer toute prouesse technique à l'aune du respect du plus vulnérable". (...) "Il faut du courage pour ne pas céder à la tentation de la prouesse technique, ce courage permet de poser les bons choix en matière de recherche en vue de guérir".
Il a redit son opposition à la recherche sur l'embryon et souhaite que la France renonce à congeler des embryons. Pour lui, il faut plutôt encourager les travaux sur les cellules-souches adultes.
Mgr d'Ornellas a rappelé que l'épiscopat a activement participé aux travaux des états généraux de la bioéthique et à la préparation du débat parlementaire de révision des lois. Il remarque que "les positions éthiques de l'église catholique sont également partagées par un certain nombre de non-croyants" et "espère que les députés se laisseront guider par leur conscience au sein d'un débat serein et approfondi".
Il a enfin rappelé que le débat continue sur le blog de l'église catholique, ouvert en février 2009, à son initiative (www.bioéthique.catholique.fr)
![]() | Source AFP modifié le 10/02/2011 |













