Moins gras, moins sucré, moins salé: Nestlé France affirme avoir fait des effort
L'étude de l'UFC-Que choisir sur l'obésité des enfants mettant en cause l'industrie agroalimentaire n'est "pas juste" a réagi vendredi Valérie Bignon, porte-parole de Nestlé France, qui regrette que les efforts sur la composition des produits et le marketing ne soient pas reconnus.

Source photo : John Moore [AFP/Getty Images/Archives]
"Ce n'est pas juste. A quoi ça sert qu'il y ait des chartes qui reconnaissent les efforts que l'on fait d'un côté pour que ce soit démoli par d'autres?", se demande-t-elle, jointe par l'AFP.
Selon une enquête publiée mardi par UFC-Que choisir, le petit-déjeuner et le goûter des enfants est déséquilibré avec une forte proportion de produits trop gras ou trop sucré, qui ont remplacé le pain.
L'association de consommateurs accuse les professionnels de ne pas avoir tenu leurs engagements d'améliorer la qualité nutritionnelle du modèle alimentaire que les publicités promeuvent auprès des enfants.
Dans un communiqué, Nestlé France rappelle avoir "adhéré à l'EU Pledge qui vise à encadrer de façon responsable la présence des marques sur les écrans destinés aux plus de 6 ans" et ne fait plus de publicité destinés aux enfants pour les produits de gourmandise.
La filiale française du géant de l'agroalimentaire rappelle également avoir signé des chartes avec le ministère de la Santé s'engageant à améliorer le profil nutritionnel de ses produits. En 10 ans, les recettes de "80% des produits" ont été reformulées pour contenir moins de gras, de sucre ou de sel.
Ces chartes concernent les marques Herta, Maggi et Davigel.
Ces changements "ne se font pas d'un claquement de doigt", ajoute Mme Bignon, mais sont le fruit de "plusieurs milliards d'euros" consacrés par le groupe à la recherche nutritionnelle.
![]() | Source AFP modifié le 13/12/2010 |













