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Montpellier: 10e jour de grève dans une dizaine de cliniques privées

 

Ma santé

 

Les personnels de dix cliniques privées de l'agglomération de Montpellier, dépendant de quatre groupes différents, ont poursuivi jeudi, pour le 10e jour consécutif, leur grève pour des augmentations de salaires, un conflit qui menace l'activité de certains établissements.

 

Manifestation à l'appel de la coordination des cliniques privées, le 7 juin 2001 à Paris

Source photo : Joël Saget [AFP/Archives]


Les grévistes réclament une augmentation de 10% de la valeur du point, arguant que les groupes propriétaires des cliniques sont tous bénéficiaires alors que les salaires dans les cliniques privées sont inférieurs de 20 à 30% à ceux du secteur public, selon la CGT.

Des négociations se sont engagées dans la plupart des groupes, dont OC Santé, qui contrôle six des dix cliniques touchées par le mouvement de grève. Mais les propositions de revalorisation salariale restent en deça des revendications, ont fait valoir des délégués syndicaux lors d'une assemblée générale des grévistes, jeudi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Lors de cette assemblée générale, des banderoles avaient été déployées, proclamant: "Notre combat, c'est aussi votre santé" ou "+ pour nos salaires, - pour vos actionnaires".

Une délégation a été reçue jeudi par le préfet de l'Hérault, Claude Baland, qui a proposé au Pr Henri Pujol, ancien directeur du Centre régional de lutte contre le cancer et ancien président de la Ligue nationale contre le cancer, d'être médiateur dans ce conflit.

"On souhaite tous que ce conflit prenne fin car la situation devient de plus en plus tendue et il y a des risques de santé publique", a déclaré le préfet lors d'un point de presse qu'il a tenu avec Martine Aoustin, directrice de l’Agence Régionale de Santé (ARS), après avoir reçu la délégation.

Pour garantir l'accès aux soins et la sécurité des patients, le préfet procède à des réquisitions de personnels, de l'ordre de 140 à 150 chaque jour.

Toutefois, selon Mme Aoustin, des services entiers étaient fermés jeudi soir dans certaines cliniques, une parmi les 10 étant "quasiment fermée".

Des patients ont été redirigés vers d'autres établissements. Mais sont maintenus dans les cliniques les patients en réanimation, les patients intransportables ou en état végétatif chronique et certains patients en psychiatrie. Les urgences lourdes sont redirigées vers le CHU de Montpellier.

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a apporté jeudi son soutien aux grévistes, "pour la lutte exemplaire qu’ils mènent depuis plus d’une semaine".

"Toutes les tentatives d’intimidation voire de menaces et les entraves au droit de grève n’ont pas pu affaiblir leur détermination pour obtenir leur juste revendication de + 10 % du point d’indice, face à un patronat qui préfère ménager les intérêts des actionnaires", dit un communiqué de la CGT.

AFPSource AFP