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Niveau de stress chez les salariés de Renault dans la moyenne basse

 

Vivre - Bien être

 

Une enquête du cabinet indépendant Stimulus sur les salariés de Renault a montré que 21,5% des salariés sont en "hyper stress", un taux dans la moyenne basse des entreprises, alors que le constructeur s'apprête à ouvrir des négociations sur la prévention du stress.

 

Vue du parking de stockage des automobiles Renault, le 12 février 2009 à Douai (Nord)

Source photo : Philippe Huguen [AFP/Archives]


Ce taux de 21,5% est inférieur de 4,6 points à la moyenne des entreprises (26,1%), selon un panel d'entreprises françaises de différents secteurs d'activité constitué par Stimulus, et il est comparable aux grandes enquêtes européennes récentes (22%), a indiqué lundi le constructeur dans un communiqué.

1.677 salariés ont participé à cette enquête en juin et juillet 2009 sous forme de questionnaire, soit un taux de participation de 60% parmi des salariés sélectionnés de manière aléatoire. Ils travaillent au siège, aux usines de Douai et de Cléon et au magasin de pièces de rechange de Cergy-Villeroy, quatre établissements représentatifs des grands métiers du constructeur.

53,7% des salariés ont peu de stress, soit 5,8 points de plus que le panel Stimulus (47,9%) et 24,8% sont en situation de stress, contre 26% dans le panel.

"Le stress n'est pas une maladie en tant que telle mais sa répétition et sa chronicité peuvent entraîner de l'hyper stress", qui "présente un risque pour la santé et sera suivi de près par Renault", a précisé la direction.

Le niveau d'hyper stress des ouvriers (25,8%) et employés (23,5%) est supérieur à celui des cadres (18%), techniciens (17%) et agents de maîtrise (13,3%), "comme dans toutes les enquêtes habituellement réalisées sur ce thème", précise Renault.

Les hommes connaissent un taux d'hyper stress de 20,7% (pratiquement identique à celui du panel Stimulus) et les femmes de 24,8% (nettement inférieur à celui du panel : 31,9%).

"Ces taux ne sont pas catastrophiques mais restent élevés", a réagi la CGT.

"Renault s'appuiera notamment sur ces résultats pour définir, avec les organisations syndicales, un accord d'entreprise, incluant un plan d'actions sur la prévention du stress et le bien-être au travail", pour lequel des négociations s'ouvriront avant fin janvier, a ajouté la direction.

Après trois suicides de salariés de son Technocentre de Guyancourt (Yvelines) entre fin 2006 et début 2007, Renault avait lancé un plan auprès de 15.000 salariés des sites d'ingéniérie: création de responsables ressources humaines de proximité, réduction des horaires d'ouverture ou encore formations pour la détection des personnes en détresse. Le futur accord national pourrait reprendre une part de ces mesures.

Une nouvelle enquête d'un autre cabinet, Technologia, sur les sites d'ingénierie français dont le Technocentre, doit être rendue publique jeudi. Un précédent rapport de Technologia fin 2007 montrait que 30% des ingénieurs et cadres étaient "sous tension", contre une moyenne nationale de 10%, avait alors souligné la CGT.

Courant 2010, Renault prévoit aussi des négociations sur l'égalité hommes-femmes, les conditions de travail ou encore la flexibilité, selon un accord de méthode soumis lundi aux syndicats, a-t-on appris de source syndicale.

AFPSource AFP
modifié le 20/01/2010