Nouveau test de détection des virus qui sont à l'origine du cancer du col
Un nouveau test de détection des papillomavirus les plus à risque d’évolution cancéreuse au niveau du col de l'utérus permet d’identifier précocement les femmes présentant des lésions précancéreuses, selon la firme Roche.

Source photo : Joel Saget [AFP/Archives]
L'étude américaine Athena, conduite sur plus de 47.000 femmes et publiée récemment dans l'American Journal of Clinical Pathology, montre que le "réactif cobas HPV" (PVH, papillomavirus humains) permet d’identifier de façon optimale les femmes présentant des lésions précancéreuses du col pas mises en évidence par le frottis de dépistage, souligne Roche Diagnostics mardi dans un communiqué.
Le test viral permet d'identifier en une étape les 14 génotypes de ces virus, dont les 16 et 18, les plus fréquemment observés et considérés comme les plus agressifs.
Le test vient d'être autorisé aux Etats-Unis par la FDA (administration américaine du médicament) pour l’identification des femmes les plus à risque de développer un cancer du col de l’utérus, ajoute-t-on de même source.
Selon l'étude, une femme sur dix âgée de 30 ans ou plus ayant avec ce test un résultat positif pour les virus HPV 16 ou 18 présente des lésions précancéreuses du col en dépit d’un résultat négatif au frottis de dépistage, note Roche.
"On dénombre encore 3.000 cancers du col chaque année en France. 65% interviennent chez des femmes qui ne font pas de frottis réguliers, un tiers chez des femmes qui ont réalisé des frottis réguliers et ont développé tout de même un cancer", selon le Dr Joseph Monsonego, gynécologue, président d’Eurogin et de la fondation internationale WACC (Women against cervical cancer).
Le frottis a fait la preuve de son efficacité à limiter l’incidence du cancer du col, mais cela demeure une technique encore approximative, ajoute-t-il.
Selon lui, le test viral détecte plus précocement que le frottis et permet ainsi un dépistage basé sur le risque. Ce test s’adresse aux femmes à partir de 30 ans et peut, s’il est négatif, être répété en toute sécurité tous les 3 ans.
Le préservatif contribue à réduire la transmission de ces virus génitaux. Des vaccins, qui ambitionnent de prévenir l'apparition de cancer du col d'origine virale, sont par ailleurs commercialisés.
![]() | Source AFP modifié le 30/06/2011 |













