Obésité : activité physique contre prédisposition génétique
De nombreuses maladies ont une composante génétique. C?est le cas notamment de l'obésité : les personnes porteuses de gènes de prédisposition à l'obésité ont un risque bien plus élevé que d'autres de développer un excès pondéral.
Le problème est que l’on ne peut rien faire contre notre héritage génétique. Cette étude démontre le contraire. On peut lutter contre l’influence de nos gènes liés à l’obésité, et ce, grâce à l’activité physique.
Les variations génétiques de 20.000 Britanniques ont été analysées afin d’estimer leur susceptibilité génétique à l’obésité. Ensuite, un questionnaire a permis de connaître le degré d’activité physique de chaque sujet. Enfin, leur indice de masse corporelle a été calculé (IMC). On constate ainsi que plus le nombre de gènes prédisposants est élevé, plus le poids des sujets est important. En revanche, à prédisposition génétique équivalente, le poids est moindre chez les sujets les plus actifs. Après un savant calcul, les chercheurs indiquent que l’activité physique peut réduire jusqu’à 40% le risque d’obésité.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : PLoS, septembre 2010.Source image : Fotolia.com












