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Paludisme: approche de prévention prometteuse chez les enfants en Afrique

 

Enfants et Adolescents

 

Une nouvelle approche préventive prometteuse pour contrôler le paludisme durant les périodes de transmission en Afrique permet de nettement réduire les infections chez les jeunes enfants, selon les résultats d'essais cliniques publiés mardi aux Etats-Unis.

 

Un enfant assis sous une moustiquaire à Xai Xai, au Mozambique, en juin 2005

Source photo : Alexander Joe [AFP/Archives]


Il s'agit d'administrer deux ou trois doses d'une combinaison d'anti-paludéens, tels que le sulfadoxine-pyriméthamine combiné avec l'artésunate ou l'amodiaquine, lors de la saison de la transmission.

Cette approche a permis de réduire les taux d'infection de 70 à 85%.

Ces études ont été menées au Burkina Faso et au Mali auprès de 3.000 enfants dans chacun des pays, qui dormaient quasiment tous sous des moustiquaires traitées avec des insecticides.

Ces moustiquaires, principale parade contre le paludisme dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, offrent une protection d'au moins 50% contre le parasite transmis par les moustiques et responsable de cette infection.

Une troisième étude conduite en Gambie a montré, non seulement que des équipes sanitaires pouvaient aisément administrer ces anti-paludéens dans les villages mais aussi que cette approche préventive permettait de nettement réduire l'incidence du paludisme durant la saison de transmission.

Ces trois études paraissent dans la publication scientifique américaine PLoS Medicine.

Elles ont été conduites en collaboration entre le Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme au Burkina Faso, l'Université de Bamako au Mali, les Medical Research Council laboratories en Gambie et l'Ecole d'Hygiène et de médecine tropicale en Grande-Bretagne.

Ces essais cliniques ont été menés sur des enfants âgés de 3 à 59 mois.

On estime à 250 millions le nombre de de personnes contractant le paludisme chaque année dans le monde et un million, pour la plupart de jeunes enfants, en meurent.

Quelque 90% des décès consécutifs au paludisme se produisent en Afrique subsaharienne, et ce chiffre est probablement sous-estimé.

Seule la femelle des moustiques Anophèles transmet le plasmodium, le parasite responsable du paludisme.

Elle doit se nourrir de sang pour produire ses oeufs et transmet le plasmodium qu'elle a précédemment absorbé en piquant un humain ou un animal infecté.

AFPSource AFP
modifié le 02/02/2011