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Pas de nécessité d'une alerte sanitaire en cas de grand froid

 

Ma santé

 

Le froid rigoureux a un impact sur la santé publique, particulièrement pour les pathologies cardiovasculaires et pour les personnes en état de précarité, mais un système d'alerte au froid prédictif d'un impact sanitaire n'aurait pas d'utilité, selon l'InVS.

 

Un SDF aidé par des bénévoles de Médecins du Monde dans la nuit du 2 décembre 2010 à Strasbourg

Source photo : Frederick Florin [AFP/Archives]


A la demande de la Direction générale de la santé, l'Institut national de veille sanitaire a étudié la nécessité d'un système d'alerte qui entraînerait la mise en oeuvre de mesures susceptibles de réduire l'impact du froid. Cette étude est publiée mardi dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire.

Les chercheurs ont constaté que la population la plus à risque, en cas de grand froid, était celle des précaires. Le BEH rappelle à cet effet des statistiques de 2005 de l'Union européenne, selon lesquelles 6,2% des ménages français ne sont pas en capacité de payer pour un logement chaud, 12,2% ont de l'humidité et de la moisissure dans leur logement, et 6,4% n'ont pu payer leur facture de chauffage à un moment ou un autre dans les 12 derniers mois.

Une telle situation nécessite des actions de fond, telles que droit au logement et amélioration de l'habitat, "prises en amont et bien avant les vagues de froid", ainsi que des actions conjoncturelles telles que l'ouverture de centres d'hébergement, relève le BEH.

Pour la population générale, les mesures à prendre sont essentiellement des recommandations sur les comportements à adopter tels que consommer des boissons chaudes non alcoolisées, éviter les activités de plein-air - tous conseils "rappelés par Météo-France en cas de passage en vigilance orange ou rouge pour le froid", relève le BEH.

De ce fait, une alerte n'aurait "qu'un rôle marginal" et n'apporterait "aucune plus-value de santé publique", estime le BEH.

AFPSource AFP
modifié le 02/03/2011