Perturbateurs endocriniens : vers un pictogramme avertissant les femmes enceintes
Le 26/07/2011 Ã 19:00
Phtalates, parabènes et bisphénols sont des perturbateurs endocriniens susceptibles d'être dangereux pour le f?tus. En conséquence, le Sénat recommande, sur le principe de précaution, l'apposition d'un pictogramme sur les produits qui contiennent ces substances afin d'avertir les femmes enceintes des dangers potentiels.
Comme indiqué dans l’introduction du rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), « la dégradation de l'environnement et l'artificialisation du mode de vie occidental conduiraient, à terme, à une multiplication de maladies d'origineenvironnementale ». Ainsi, « pour la santé, le progrès scientifique deviendrait en quelque sorte un facteur de recul du progrès humain ». Puisque « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé »le principe de précaution environnementale doit être appliqué.
Commençons par limiter, voire éviter les expositions aux perturbateurs endocriniens, substances potentiellement liées à des maladies hormonales, comme certains cancers (sein, testicules…), et à des problèmes de fertilité.
Pour les sénateurs, les données sont actuellement suffisantes pour protéger les populations vulnérables, et notamment les nourrissons et les femmes enceintes. Voici en conséquence leurs recommandations :
- Valider des tests internationaux permettant de détecter les perturbateurs endocriniens.
- Apposer un pictogramme sur les produits à destination des femmes enceintes pour les avertir de la présence de perturbateurs endocriniens.
- Interdire la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants car « le moment d’exposition peut être plus important que la dose ».
- Accélérer la substitution des substances problématiques dans les produits à destination des publics sensibles.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Rapport n°765 (2010-2011) de l\'Office parlementaire d\'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), Gilbert Barbier, déposé le 12 juillet 2011.Source image : fotolia.com












