Peut-on prévenir Alzheimer avec de la vitamine D ?
Selon une étude italienne, une carence en vitamine D multiplie par 1,6 le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Cette démonstration a été faite à partir d'une population de 860 sujets de plus de 65 ans, suivis durant 7 ans et ayant passé des tests de performances intellectuelles, d'orientation temporo-spatiale, d'apprentissage, de mémoire, d'attention, de calcul, etc.
Ce résultat est particulièrement important si l’on considère la quantité très élevée de personnes carencées en vitamine D et la forte progression de la maladie d’Alzheimer. On estime à 30% le nombre de personnes déficitaires en vitamine D vivant au nord de Paris. Ce pourcentage s’élève à 50% chez les femmes ménopausées, à 75% en cas d’ostéoporose et à 100% chez les personnes âgées vivant en institution. Quant à la maladie d’Alzheimer, elle touche 35 millions de personnes dans le monde, dont 800.000 en France. Mais ce chiffre devrait quasiment doubler au cours des vingt prochaines années.
Soulignons par ailleurs une autre étude menée en Finlande, pays où l’ensoleillement est réduit (c’est grâce à l’exposition au soleil que nous fabriquons la majeure partie de la vitamine D dont nous avons besoin). Elle a porté sur plus de 3000 personnes âgées de 50 à 79 ans suivies durant 30 ans. Résultat, il y a trois fois plus de personnes touchées par la maladie de Parkinson dans le groupe de sujets ayant les taux sanguins de vitamine D les plus bas, par rapport à ceux ayant les taux les plus élevés.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Le Figaro, 14 juillet 2010.Source image : Fotolia












