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Prolonger la réanimation cardio-pulmonaire n'augmente pas le schances de survie

 

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Prolonger la réanimation cardio-pulmonaire par les personnels de secours pour les victimes d'une crise cardiaque ne fait aucune différence pour la survie d'un patient, selon une vaste étude dont les résultats sont publiés mercredi dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

 

Des médecins et infirmiers pratiquent des soins intensifs sur un mannequin le 23 mai 2011 à Marseille.

Source photo : Boris Horvat [AFP/Archives]


Cet essai clinique, le plus étendu jamais mené sur ce sujet, permet de trancher la controverse mondiale sur le meilleur traitement d'un arrêt cardiaque soudain, qui frappe plus de 350.000 personnes par an aux Etats-Unis et au Canada et dont moins de 10% survivent.

"Notre étude montre sans l'ombre d'un doute qu'il n'y a aucun gain à procéder à une réanimation cardio-pulmonaire plus longue", à savoir trois minutes au lieu de 30 à 60 secondes traditionnellement, écrit le Dr Ian Stiell de l'Institut de recherche hospitalière d'Ottawa, au Canada, principal auteur de cette étude.

Une réanimation cardio-pulmonaire rapide après une crise cardiaque peut accroître la circulation du sang dans le cerveau et maintenir la personne en vie pendant un court moment, expliquent ces médecins.

Mais, pour un grand nombre de patients, leur coeur peut seulement être redémarré avec un défibrillateur qui provoque un choc électrique.

Traditionnellement, les pompiers et autres personnels d'urgence s'efforçaient d'analyser le rythme cardiaque du patient dès que possible, procédant à une brève réanimation cardio-pulmonaire le temps de préparer un défibrillateur.

Mais plusieurs études menées récemment ont laissé penser qu'il serait peut-être préférable de prolonger la réanimation cardio-pulmonaire jusqu'à trois minutes avant d'analyser le rythme cardiaque.

Les recommandations cliniques en matière de procédures médicales d'urgence en cas d'arrêt cardiaque ne sont pas de ce fait claires quant à la meilleure approche à suivre. Ainsi les pratiques de réanimation varient dans le monde.

Cette dernière étude a été menée avec des pompiers et d'autres personnels d'urgence médicale sur l'ensemble du Canada et des Etats-Unis, les uns ayant pratiqué la réanimation cardio-pulmonaire pendant 30 à 60 secondes et les autres durant trois minutes.

La première analyse des résultats portant sur 9.933 patients au total ne montre aucune différence puisque 5,9% ont survécu dans les deux groupes respectivement après un séjour hospitalier.

AFPSource AFP
modifié le 02/09/2011