Que risque-t-on avec les colorants alimentaires ?
Le 21/04/2011 Ã 22:51
Une pétition déposée par un groupe de défense des consommateurs a incité les autorités américaines (FDA) à reconsidérer la question des colorants artificiels alimentaires suspectés d'augmenter le risque d'hyperactivité chez les enfants.
Pour l’heure, la FDA a auditionné ce comité consultatif d’experts et pourrait « considérer certaines de leurs recommandations et demander des directives », indique le porte-parole de la FDA. Autrement dit, des délibérations pourraient être menées, afin de déterminer si un changement dans les réglementations s’impose concernant ces colorants.
À ce jour, le lien entre les colorants alimentaires synthétiques et certains enfants hyperactifs souffrant d’un déficit d'attention n’a pas été retenu.
De nombreux colorants n’ont aucun intérêt nutritionnel, ni de propriétés conservatrices. Ils ne relèvent donc que de la cosmétique alimentaire, visant à attirer les enfants ou à simuler la couleur d’un produit naturel comme les fruits par exemple.
Au minimum, on pourrait imposer que les produits contenant de tels colorants affichent un label d’avertissement sur les risques potentiels. Au mieux, les industriels de l’agro-alimentaire pourraient renoncer volontairement à utiliser ces substances suspectes.
A savoir
· En plus de troubles du comportement, les colorants alimentaires sont accusés d’être allergènes, voire cancérigènes pour certains.
· Sur les étiquettes de vos produits alimentaires, ils s’affichent souvent sous la dénomination : E100 à E180, sinon sous des noms divers : jaune orangé S (E 110), carmoisine (E 122), tartrazine (E 102), rouge cochenille (E 124), etc.
· Les colorants se retrouvent dans les bonbons et confiseries de toutes sortes, les pâtisseries, biscuits, sodas, sirops, jus de fruits, glaces, desserts industriels, etc.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Les Échos, 31 mars 2011.Source image : Fotolia.com








