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Revue de presse du 26 juillet au 1er août 2010

 

Enfants et Adolescents

 

Assis 6 heures = + 37% de mortalité ! - Alerte : pénurie de vaccins contre l'hépatite A - Piqûres de méduse : les bons gestes - Poisson et grossesse : point trop n'en faut - Attention aux piles boutons !

 

 

    Debout, c’est vital !

Assis 6 heures = + 37% de mortalité !
Par rapport aux femmes qui sont assises 3 heures par jour, celles qui restent dans cette position assise plus de 6 heures par jour voient leur risque de décéder d’une maladie augmenter de 37% ! Et ce, quelle que soit l’activité physique pratiquée par ailleurs. Les hommes ne sont pas épargnés mais chez eux, cette relation est un peu moins marquée, avec une augmentation du risque de 18%.  
La station assise prolongée est donc un facteur de risque de mortalité à part entière (cancer, maladies cardiovasculaires…). 
A noter que si faire du sport par ailleurs ne diminue pas le risque de mortalité inhérent à une station assise quotidienne de 6 heures, le fait d’être sédentaire l’amplifie.
Le problème est que rester 6 heures par jour assis derrière un bureau par exemple, c’est ce que font nombre de salariés et d’étudiants ! Mais ce quota est aussi vite atteint chez les personnes qui cumulent activité de lecture, ordinateur, télé et déplacement en train par exemple.
Alors en pratique, levez-vous aussi souvent que possible pour faire bouger vos jambes et faire quelques pas. Profitez de la pause déjeuner pour une petite promenade.
Marchez et faites du sport, c’est vital !
En conclusion, faire du sport n’est pas suffisant. Il faut aussi tenir compte du temps que l’on passe assis !
Alpa V. Patel et coll., Am. J. Epidemiol. (Juillet 22, 2010): kwq155.
 
   Vaccination
Alerte : pénurie de vaccins contre l’hépatite A
Un conseil, si un voyage exotique nécessitant la vaccination contre l’hépatite A est dans vos projets, téléphonez sans tarder à un Centre de Vaccinations internationales. Vous saurez ainsi si un vaccin contre l’hépatite A est encore disponible pour vous, car les pharmacies sont en pénurie. Il y a quelques mois encore ce vaccin était proposé par deux laboratoires. Sanofi Pasteur (Avaxim® et Tyavax®) ayant stoppé sa production pour des raisons techniques, seul le vaccin Havrix® de Glaxo SmithKline reste sur le marché. Sauf que suite à une décision de délocalisation ayant entraîné une grève illimitée, la fabrication de vaccins est a été interrompue pendant 3 semaines. La reprise de la production reprend progressivement, mais les pharmacies ne devraient pas être réapprovisionnées avant quelques semaines.
Les voyageurs doivent donc s’adresser à un Centre de Vaccinations internationales, lesquels disposent généralement de stocks plus importants que les officines. Vous pouvez trouver le Centre le plus proche de chez vous sur ce site : http://www.astrium.com/centres-de-vaccinations-internationales.html.
Surtout ne projetez pas de vous faire vacciner sur votre lieu de séjour car le vaccin n’est pas disponible. En effet, les pays à risque nécessitant une vaccination contre l’hépatite A des voyageurs sont des pays à hygiène précaire, où la population est contaminée dès l’enfance, rendant la vaccination des habitants inutile.
Info sante-voyages.com, 28 juillet 2010.
 
   Baignade
Piqûres de méduse : les bons gestes
Selon les courants et la température de l’eau, une rencontre avec les méduses est possible lors de vos baignades. Si les méduses, dotées de tentacules au pouvoir urticant, brûlent la peau, les lésions sont généralement bénignes. Encore faut-il savoir adopter les bons gestes. Quels sont-ils ?
- Sortir de l’eau sans paniquer.
- Rincer la zone brûlée à l’eau de mer, et surtout pas à l’eau douce.
- Recouvrir la zone de sable et laisser sécher. Surtout, ne pas gratter !
- Retirer le sable, lequel entraîne avec lui les cellules urticantes de la méduse qui étaient restées dans la peau.
- Rincer à nouveau à l’eau de mer.
- Si malgré tout, vous visualisez des fragments de tentacules restés fichés dans la peau, ôtez-les avec une pince à épiler avant de rincer à nouveau.
- En cas de douleur prendre du paracétamol.
- Si les lésions sont importantes, une consultation chez le médecin s’impose.
Enfin, n’écoutez pas les personnes qui disent qu’en cas de brûlure de méduse il faut appliquer de l’urine !
Croix rouge française, www.croix-rouge.fr.
 
   Pollution au mercure
Poisson et grossesse : point trop n’en faut
Les poissons sont sources importantes d’oméga-3, des acides gras polyinsaturés, indispensables au développement du cerveau fœtal. Ces oméga-3 ne doivent pas faire défaut tout au long de la grossesse. Or le poisson a aussi l’inconvénient de renfermer des traces de mercure, un métal neurotoxique, particulièrement au cours du développement. Alors quelles consignes peut-on donner aux femmes enceintes ?
Le mercure ayant la possibilité de s’accumuler dans tous les tissus de l’organisme, des chercheurs ont analysé la relation entre le taux de mercure retrouvé dans les cheveux de femmes enceintes et leur consommation de poisson.
Toutes étaient des habitantes de Toronto, au Canada. Elles ont été réparties en 3 groupes : des femmes d’origine japonaise réputées pour leur consommation importante en poisson, des femmes ayant eu pour consigne de limiter cette catégorie alimentaire et des femmes témoins.
Après qu’elles aient indiqué leur consommation réelle en poisson, la concentration de mercure dans leurs cheveux a été déterminée. Le seuil de toxicité fœtale est fixé à 0,3 µg de mercure par gramme de cheveux maternels.
Voici les résultats :
- Femmes japonaises : 10 fois du poisson par mois ; taux de mercure : 1,7µg.
- Femmes témoins : 4 fois par mois ; 0,4 µg.
- Femmes ayant limité le poisson : 2 fois par mois ; 0,2 µg.
Près des deux tiers des futures mères, toutes les Japonaises et 15 % des femmes témoins, présentaient donc des concentrations de mercure au-dessus du seuil de toxicité.
En conclusion, plus les femmes enceintes mangent de poisson, plus le taux de mercure augmente. Il faut donc limiter sa consommation au cours de la grossesse et éviter les gros poissons qui concentrent davantage de mercure que les petits. Pour celles qui consomment beaucoup de poisson, une analyse de la concentration de mercure dans leurs cheveux pourrait se révéler utile.
Enfin, pour faire le plein d’oméga-3, on peut consommer par exemple, des fruits à coque, des œufs bleu-blanc-cœur, de l’huile de colza. Dans tous les cas, une supplémentation en oméga-3 est à discuter avec son médecin.
Schoeman K. et coll, J. Pediatr., 157: 127-31; 2010.
 
   Prévention
Attention aux piles boutons !
Les petites piles plates, dites « bouton », sont de plus en plus utilisées, notamment dans les jouets électroniques. Elles ont l’inconvénient de pouvoir être ingérées par les jeunes enfants, accident de plus en plus fréquent. Or l’ingestion d’une pile bouton est une urgence ! En effet, leurs composants chimiques, notamment le lithium, diffusent localement et provoquent des brûlures parfois mortelles. Dans le cas des piles plates de 20 mm de diamètre, elles ont la particularité de se coincer dans l’œsophage, des tout-petits. Elles diffusent alors leurs composants, lesquels brûlent la muqueuse de l’œsophage créant une ulcération œsophagienne majeure avec risque de perforation. Or tout ceci va très vite, quelques heures suffisent ! Des expérimentations ont notamment montré que la température locale monte jusqu’à 44°C à l’endroit où la pile est bloquée, en moins de deux heures. Autrement dit, la muqueuse au contact de la pile commence à être détruite seulement 15 minutes après l’ingestion. Ces informations suffisent à alerter les parents : l’ingestion d’une pile bouton est une véritable urgence. L’enfant doit immédiatement être transféré dans un service d’urgence.
Reste que parfois les parents ne sont pas témoins de l’ingestion. Certains signes sont à repérer : mal au ventre, vomissements, diarrhée, refus de s’alimenter, difficultés à respirer…
En conclusion, ne laissez jamais une pile bouton à portée de main d’un enfant. Et lorsque vous changez les piles d’un jouet ou de tout autre appareil, veillez à le faire sans la présence d’un enfant !
Marom T. et coll., International Journal of Pediatric Otorhinolaryngology, 74 (8), 849-54, 2010. 

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Presse. Source images : Fotolia