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Salles de consommation de drogue: un rapport d'élus favorable à leur ouverture

 

Ma santé

 

Une association d'élus de gauche et de droite, Élus, Santé Publique & Territoires (ESPT) rendra public vendredi un rapport favorable à l'ouverture de salles de consommation de drogue, annonce le Figaro à paraître mercredi

 

Une seringue et une cuillère remplie de poudre blanche, à Paris le 11 août 2003

Source photo : Martin Bureau [AFP/Archives]


"Les salles de shoot constituent l'un des éléments de toute une palette d'outils pour permettre la prévention, l'accès aux soins et la restriction du trafic de stupéfiants", estime le président d'ESPT, le Dr Laurent El Ghozi, maire adjoint (PS) à Nanterre, cité par le journal.

Début août, le Premier ministre François Fillon avait jugé ces salles de consommation supervisée "ni utiles, ni souhaitables".

Pendant plusieurs mois, ESPT a mené, avec le soutien de la Ville de Paris et du conseil régional d'Ile-de-France, des auditions d'experts médicaux, sociaux et juridiques. Des élus Verts, UMP, MoDem, Nouveau Centre, PS et PC de Paris, Marseille, Bordeaux, Le Havre, Saint-Denis, Annemasse et Nanterre ont ainsi visité les salles de shoot de Genève et Bilbao" écrit le Figaro.

"J'ai trouvé ces lieux très encadrés et très sécurisés tant sur le plan sanitaire que pour les citoyens qui vivent autour. On est loin de la zone de non-droit", relève Laurent El Ghozi.

Les défenseurs de ces salles mettent en avant la prévention, l'accès aux soins, la baisse de transmissions de maladies telle que le sida ou les hépatites pour les toxicomanes dans ces lieux.

Pour les opposants politiques à l'expérimentation, Philippe Goujon, maire (UMP) du XVe arrondissement et député de Paris estime que "notre politique repose sur le sevrage et l'interdiction. Or, avec ces salles, on brise le tabou de l'interdit", juge-t-il. Le député a discuté du sujet avec le préfet de police de Paris et le procureur de la République qui lui ont fait part de leur hostilité et le second a même estimé que de telles salles pouvaient être assimilées à de l'incitation à la consommation de stupéfiants.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, la ministre de la Famille Nadine Morano ainsi que Jean-Claude Gaudin sénateur-maire UMP de Marseille, s'étaient prononcés pour une concertation sur l'opportunité d'expérimenter en France de tels dispositifs déjà en vigueur dans six pays européens, après les recommandations en ce sens de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

AFPSource AFP
modifié le 22/09/2010