Sarkozy réaffirme l'engagement du gouvernement contre la maladie d'Alzheimer
Nicolas Sarkozy a confirmé mardi à Bordeaux son engagement dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer en assurant que le plan 2008-2012 du gouvernement serait suivi d'un autre plan et que ce dossier était "important pour l'équilibre de la société française".

Source photo : Pierre Andrieu [AFP]
Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Roselyne Bachelot écoutent le directeur de l'hôpital Pellegri de Bordeaux Alain Heriaud, le 22 février 2011

Source photo : Pierre Andrieu [AFP]
"Il va de soi que ce plan 2008-2012 doit être suivi d'un deuxième plan. La lutte contre l'Alzheimer est quelque chose qui doit s'inscrire dans l'avenir jusqu'à ce que l'on trouve un médicament", a déclaré M. Sarkozy lors d'une table ronde destinée à faire un point d'étape du plan lancé en 2008.
"C'est une obligation morale, une obligation de santé publique, mais c'est également une obligation économique, parce que le coût économique pour le pays est bien pire si on ne connaît pas un traitement de la maladie (...) c'est un investissement (...) si on ne trouve pas, on en portera les conséquences pendant des décennies", a-t-il ajouté.
"On fonce dans un mur et, si on ne se mobilise pas dès maintenant, on ne pourra pas maîtriser la situation", a insisté le chef de l'Etat.
M. Sarkozy a également rappelé la mobilisation de l'Europe dans la lutte contre la maladie en indiquant que les chercheurs français pourraient se porter candidat à un premier appel à projet européen "avant la fin de cette année".
Dans un communiqué, la présidente de l'association France Alzheimer, Marie-Odile Desana, a appelé à "passer à la vitesse supérieure avec la concrétisation sur l’ensemble du territoire d’actions efficaces pour apporter une aide concrète et quotidienne aux familles", notamment en pérennisant la formation des aidants familiaux.
France Alzheimer reste aussi "inquiète (...) sur la restructuration, le développement, la diversification et la pérennité, au-delà du Plan, (des) structures de répit" qui permettent aux malades d'être hébergés temporairement.
Cette "offre est aujourd’hui loin d’être accessible à tous. Pire, les objectifs de création de places d’hébergement temporaire sont très loin d’être atteints", ajoute l'association.
L'AD-PA, association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile, a de son côté souligné "la nécessité d'attribuer des crédits nouveaux à l'aide aux personnes âgées au-delà de la réaffectation des crédits déjà existants".
Le Parti socialiste a pour sa part estimé que "les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux".
"Les satisfecits que se décerne le président de la République sont particulièrement déplacés alors que la gériatrie est sinistrée en France et alors que la loi Bachelot prévoit toujours plus de fermetures de lits", affirme le PS dans un communiqué, déplorant que la recherche sur la maladie d’Alzheimer "reste le parent pauvre avec 200 millions d’euros sur cinq ans".
Lancé en 2008, le plan Alzheimer totalise 44 mesures, financées par une enveloppe de 1,6 milliard d'euros jusqu'en 2012 et destinées à accélérer la recherche et améliorer la prise en charge de cette maladie incurable et très invalidante, qui touche plus de 800.000 personnes en France.
![]() | Source AFP modifié le 23/02/2011 |













