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Sécu: l'Assemblée veut développer la prise en charge alternative à l'hôpital

 

Ma santé

 

Les députés ont décidé vendredi d'encourager le développement des modes de prise en charge alternatifs à l'hospitalisation.

 

L’hôpital du Bailleul, près du Mans, le 9 janvier 2009

Source photo : Jean Francois Monier [AFP/Archives]


Dans le cadre du projet de loi de financement sur la sécurité sociale (PLFSS), les députés ont en effet adopté à l'unanimité un amendement du gouvernement selon lequel l'Agence régionale de santé "veillera au développement des modes de prise en charge alternatifs à l'hospitalisation".

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a fait valoir que ces prises en charge à domicile étaient à la fois "une source de bien-être pour les patients et une source d'économies pour l'assurance-maladie".

A titre d'exemple, le montant des économies réalisables sur les cas d'insuffisance rénale chronique terminale (35.000 patients) est évalué à 155 millions d'euros par an si le taux des malades traités à domicile passe de 8% (taux moyen national en 2009) à 25% (taux d'une région pilote).

Par ailleurs, l'opposition de gauche a essayé, en vain, de limiter les dépassements d'honoraires des médecins qui, a précisé Martine Billard (parti de Gauche) ont triplé en 15 ans et ne sont pas - ou insuffisamment - pris en charge par les complémentaires santé.

Les députés ont ainsi repoussé un amendement reprenant une préconisation de l'Igas qui envisage de plafonner les dépassements d'honoraires à 15% pour les actes techniques.

AFPSource AFP
modifié le 29/10/2010