Servier condamné à indemniser la famille d'une victime de l'Isoméride
Le laboratoire Servier a été condamné jeudi par la cour d'appel de Versailles à verser 118.000 euros de dommages et intérêts à la famille de Nicole Goudman décédée en 1995 après avoir pris de l'Isoméride pendant plusieurs mois, a indiqué à l'AFP Alain Goudman, l'époux de la victime.

Source photo : Francois Guillot [AFP/Archives]
"La cour a condamné le laboratoire à me verser 98.000 euros de dommages et intérêts ainsi que 20.000 euros à ma fille", a détaillé M. Goudman, confirmant une information révélée samedi par Le Parisien et Le Journal du Dimanche.
Le laboratoire avait été condamné en 2006 en première instance. Il avait alors fait appel et obtenu gain de cause.
"Nous avons perdu en appel donc nous avons formé un pourvoi en cassation qui a eu pour conséquence un nouveau procès", a précisé M. Goudman.
Selon le plaignant, "c'est la première fois qu'une famille dont un proche est décédé après avoir pris de l'Isoméride obtient des indemnités".
"Cela a été un combat long et fatiguant avec Servier qui n'a eu que du mépris à notre égard et qui a repoussé nos propositions de régler cette affaire à l'amiable", a déploré Alain Goudman.
Un collège d'experts de la Pitié-Salpêtrière avait établi un lien de causalité entre l'hypertension artérielle pulmonaire découverte chez Nicole Goudman en 1993 et la prise d'Isoméride, un coupe-faim commercialisé par Servier entre 1985 et 1997.
"Cette décision de justice est une victoire pour ma femme et ma fille qui a été très perturbée par le décès de sa mère survenu au moment où elle passait son baccalauréat", a ajouté M. Goudman.
"On sait aujourd'hui que l'Isoméride contient une molécule qui est également présente dans le Médiator", a-t-il tenu à préciser.
![]() | Source AFP modifié le 24/01/2011 |













