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Servier "ne joue pas la transparence nécessaire" selon Xavier Bertrand

 

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Il faut que Servier "comprenne que la transparence n'est pas une option" mais est nécessaire, a affirmé jeudi le ministre de la Santé Xavier Bertrand après la mise en cause du laboratoire en matière de pharmacovigilance du médicament contre l'ostéoporose Protelos.

 

Des boîtes du médicament Protelos des laboratoires Servier le 7 septembre 2011 à Paris

Source photo : Thomas Coex [AFP]


A propos de l'affaire Mediator, le ministre a une nouvelle fois regretté que Servier se soit "enfermé dans une attitude, visiblement ces dernières années, mais aussi ces derniers mois (...), qui est complètement fermée". "Il n'y a plus aucune coopération, collaboration avec les autorités sanitaires", a-t-il déclaré sur RTL.

Selon M. Bertrand, Servier "ne joue pas la transparence nécessaire".

Le ministre a rappelé que l'Afssaps allait procéder à une nouvelle étude du bénéfice-risque de Protelos, en raison de risque d'hypersensibilité cutanée. "Si le bénéfice pour les patientes n'est pas plus important que le risque pour les patientes, nous n'hésiterons pas une seconde à sortir ce médicament, comme nous n'hésiterions pas une seconde à le faire s'il s'agissait d'un médicament d'un autre laboratoire", a-t-il affirmé.

"En ce qui concerne Servier, il faut qu'il comprenne que la transparence n'est pas une option, que la coopération avec les autorités sanitaires n'est pas une option", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur une possible malhonnêteté du laboratoire dans ces affaires, M. Bertrand a répondu: "ce n'est pas à moi de le dire (...), c'est à la justice".

Quant aux éventuelles menaces sur les 20.000 emplois du 2e groupe pharmaceutique français, le ministre a souligné qu'il ne plaçait pas "la question de l'emploi au même plan que la question de la santé des Français".

"C'est quand même une entreprise qui a des excédents, qui réalise des bénéfices, et ce n'est pas parce qu'elle indemnisera le mieux possible les victimes, que sa santé financière sera menacée", a-t-il souligné. "Par contre le comportement complètement fermé peut, lui, poser des problèmes à cette entreprise", a-t-il ajouté.

AFPSource AFP
modifié le 12/09/2011