Soumission chimique : une agression à déclarer !
Des informations sont régulièrement diffusées pour attirer l'attention du public sur le risque de soumission chimique. Ce terme désigne l'exposition à des substances psycho-actives à l'insu de la victime à des fins délictueuses, comme l'agression sexuelle ou le vol.
Ce phénomène est en augmentation (1.156 actes de soumission chimique ont été notifiés entre fin 2003 et fin 2008), mais reste fortement sous-déclaré en raison de l’amnésie et su sentiment de culpabilité ressenti par les victimes.
Si le GHB (acide gamma-hydroxybutyrique), également appelé « drogue du violeur », est le plus connu, bien d’autres substances sont utilisées dans ce contexte, comme l’alcool (en vente libre) ou les benzodiazépines (clonazépam, bromazépam), des médicaments largement prescrits et que l’on peut se procurer facilement. Ces derniers ont été identifiés dans 60 à 75% des cas. Le plus souvent, ces substances induisent une amnésie, des troubles de la vigilance et des lésions traumatiques. Certains composés provoquent l’endormissement, d’autres maintiennent la victime éveillée, laquelle commet des actes contre sa volonté sous le contrôle de l’agresseur. Les victimes sont le plus souvent des femmes, victimes dans la plupart des cas d’agression sexuelle (50% des déclarations), tandis que les hommes sont davantage victimes de vol. Alors un conseil, dans une soirée gardez votre verre à la main et n’acceptez pas un verre d’un inconnu. Enfin, il faut inciter les victimes à porter plaintes.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Le Quotidien du Médecin, 24 février 2010 ; Enquête de l\'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et communiqué de l\'Académie de médecine. Source image : Fotolia












