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Sursis pour les petits blocs opératoires: "petite reculade" pour la CGT

 

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Le report de la fermeture des plus petits blocs opératoires, annoncé par le ministère de la Santé, est une "petite reculade" mais ne signifie pas le "renoncement à la logique du gouvernement" de réduction de l'offre de soins dans les territoires, a estimé mercredi la CGT.

 

Un agent d'entretien désinfecte les installations d'un bloc opératoire.

Source photo : Patrick Valasseris [AFP/Archives]


La branche santé du syndicat, dans un communiqué, condamne les projets de restructuration menés par le gouvernement "dans l'objectif de réduire les dépenses de santé et de supprimer des emplois à l'hôpital public" qui conduisent au "renforcement" du privé voire à son "monopole pour les actes de chirurgie".

Le ministère de la Santé, a annoncé mardi le report sine die de la parution d'un décret controversé prévoyant la fermeture des blocs opérant moins de 1.500 personnes par an, au nom d'un "besoin d'explications".

"La décision de fond n'est pas remise en question", a toutefois précisé mercredi Luc Chatel, porte-parole du gouvernement.

La CGT rappelle que "les mesures chiffrées ne peuvent être le seul guide de l'organisation des soins" et voit dans ce report la preuve que la "résistance", notamment des personnels, "peut contraindre le gouvernement à revoir définitivement sa copie".

Le syndicat prévient qu'il profitera des discussions à l'Assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour "mener le débat", "mobiliser" et essayer d'imposer une autre logique quant à l'organisation de l'offre de soins sur le territoire.

AFPSource AFP
modifié le 29/07/2010