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Tchernobyl: pas de baisse du cancer de la thyroïde avec le temps

 

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Le risque de cancers de la thyroïde parmi ceux qui, enfants, ont été exposés à l'accident nucléaire de Tchernobyl n'a pas diminué, un quart de siècle après la catastrophe, indique une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.

 

"Stop, zone interdite" à l'approche de Tchernobyl, en Ukraine, le 16 mars 2011

Source photo : Genya Savilov [AFP]


Les Instituts nationaux de la Santé américains ont examiné 12.500 personnes âgées de moins de 18 ans à l'époque de l'accident de Tchernobyl le 26 avril 1986 et qui vivaient près du lieu de la catastrophe en Ukraine. L'étude est parue dans le journal Environmental Health Perspectives

Le niveau de radioactivité de la glande thyroïde de chaque individu a été mesuré dans les deux mois après l'accident. A partir de l'âge de 12 ans, les patients ont été ensuite examinés quatre fois pour déceler un cancer. Quelque 65 personnes ont fait l'objet d'un diagnostic du cancer de la thyroïde.

"Sur la durée, les chercheurs n'ont pas trouvé la preuve que le risque accru de cancer diminue", affirme l'étude.

D'autres études portant sur des personnes ayant survécu à l'explosion de bombes atomiques montrent que le risque de cancers commence à décliner seulement après 30 ans, tout en restant plus élevé que la moyenne pendant 40 ans après l'explosion.

Lors de l'accident de la centrale ukrainienne, considéré comme l'accident nucléaire civil le plus grave de l'histoire, on estime à cinq millions le nombre de personnes contaminées en Biélorussie, Russie et Ukraine.

Le bilan des décès est l'objet de débats. Si les Nations unies estiment que 9.000 personnes devraient mourir des conséquences de l'accident, des organisations écologistes comme Greenpeace évaluent à 100.000 le nombre de morts.

AFPSource AFP
modifié le 21/03/2011