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Toujours pas de preuve, mais le doute persiste

 

Ma santé

 

Suite à une nouvelle évaluation scientifique portant sur quelque 800 études, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA) réaffirme que le bisphénol A ne présente pas de risques pour la santé. Et qu?en conséquence, il n'y avait pas lieu de modifier l'avis favorable rendu en 2006 et confirmé en 2008 par l'AESA.

 

Le bisphénol A est un composé chimique utilisé par l’industrie dans la fabrication de plastiques alimentaires. Il entre dans la composition des biberons, des bouteilles plastiques, des emballages alimentaires (boîtes, barquettes, intérieur des boîtes de conserve…), des bombonnes d'eau rechargeables, des amalgames dentaires, etc. Or la toxicité de ce composé chimique est polémique. Le bisphénol A est soupçonné d’augmenter les risques de puberté précoce, de cancers hormono-dépendants (prostate, sein) et d'anomalies de reproduction.

A à ce jour, les preuves portent uniquement sur des souris de laboratoire, les effets toxiques n’ayant pas été démontrés chez l’homme. Mais par mesure de précaution, la France a interdit et maintient l’interdiction de la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A, malgré la confirmation de l’avis favorable de l’AESA. En effet, les études montrent une possible contamination par le lait maternel, voire de la mère au fœtus puisque le bisphénol A traverse la barrière placentaire, et une migration du bisphénol A des biberons vers le lait lorsqu'ils sont trop chauffés.

Un autre pays européen, le Danemark, a interdit le bisphénol A dans les biberons, mais également dans tous les produits utilisés pour l’alimentation des enfants de 0 à 3 ans.
En conclusion, même en l’absence de preuve, les mesures de précautions prévalent en France et c’est tant mieux !

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : AFP, 2 octobre 2010.Source image : Fotolia